Initialement prévu pour démarrer le 15 octobre au tribunal militaire d’Abidjan, le procès de l’ex-chef de guerre Morou Ouattara, soupçonné d’être impliqué dans une affaire de vol de 60 millions de FCFA représentant les primes des éléments des Forces spéciales, n’a finalement pas eu lieu. 

 

Ce procès attendu devrait permettre d’établir, dans cette affaire, la culpabilité ou l’innocence de cet ancien chef de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), considéré comme un proche de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, dont il fut le chef de la garde au parlement après presqu’une décennie de collaboration au sein des FN.

Une source au tribunal militaire a expliqué que le procès a été reporté en raison de la rentrée judiciaire, sans pouvoir préciser la date de sa tenue effective. Dans un contexte politique marqué par la rupture entre le chef de l’Etat Alassane Ouattara et son ancien Premier ministre Guillaume Soro, qui a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, ce procès apparait aux yeux de nombreux observateurs comme une tentative de neutralisation des soutiens de l’ex-président de l’Assemblée nationale.