Pendant ce temps, les routes qui devraient permettre à notre économie de bien tourner sont dans un piteux état

Pendant ce temps, les routes qui devraient permettre à notre économie de bien tourner sont dans un piteux état

Le Métro d’Abidjan va coûter 918 milliards FCFA pour 37 kilo mètres de trajet, soit environ 25 milliards FCFA par kilomètre, ce qui fait de lui le métro le plus cher du monde ! Le métro d’Abidjan se fera sur les rails existants de l’ex-Régie Abidjan Niger (RAN). Cela veut dire que sur les 37km du parcours, 20km de rails sont déjà posés. Ce coût de 918 milliards FCFA, c’est donc une grosse arnaque! Pour information, le Sénégal vient de réaliser 51km de métro reliant Dakar au nouvel aéroport Blaise Diagne, à 400 milliards FCFA, soit environ 8 milliards FCFA par kilomètre. Précision :

 

Au Sénégal, tout à été fait à neuf avec de nouveaux rails à poser et de nouvelles rames de métro. La Côte d’Ivoire, par la magie de ses dirigeants qui ne pensent qu’à leurs ventres et à leurs proches, et qui sont devenus de puissants hommes d’affaires par des détournements de deniers publics impunis, va payer à la France, son vrai proprié- taire, 3 fois le montant initial du projet qui était de 300 milliards FCFA, et 3 fois plus que les mé- tros du Sénégal et de l’Éthiopie. Pendant ce temps, les routes qui devraient permettre à notre économie de bien tourner sont dans un piteux état : u La Côtière Abidjan-San Pedro n’est plus praticable, obligeant les automobilistes à faire le grand tour par Gagnoa.

 

On s’en fout ;  u L’axe Bouaké-Ferké, qui permet au port d’Abidjan de desservir le Burkina, le Mali et le Niger, n’existe plus que de nom. Tout est à refaire. On s’en fout ! u L’axe Man-San Pedro qui permet d’évacuer vers le second port notre cacao et les autres ressources naturelles (manganèse, fer, nickel...) est en piteux état.

On s’en fout !

 

 Les routes villageoises des zones de production agricole sont également en piteux état. Obligeant ainsi nos braves paysans à subir de fréquentes pertes de productions, car incapables de les évacuer vers les centres urbains. On s’en fout ! u Les hôpitaux sont devenus des mouroirs par manque de plateaux techniques et de mé- dicaments de 1ère nécessité pour les urgences. On s’en fout! u Le niveau scolaire et universitaire est de plus en plus bas, et les jeunes diplômés sont au chômage faute d’emplois. On s’en fout ! u L’eau potable pour tous, qui fait pourtant partie des objectifs du millénaire, est encore un rêve pour de nombreux concitoyens qui sont ainsi exposés à des maladies dites de la misère. Certains nouveaux quartiers d’Abidjan n’ont toujours pas d’eau potable et le quotidien de leurs populations est très compliqué. Mais on s’en fout ! En vérité, ce qui intéresse nos dirigeants actuels, c’est l’enrichissement illicite tant décrié par nos guides religieux

 

etite proposition Supposons qu’on utilise 200 milliards FCFA, soit 1/5 des 918 milliards du projet de métro de la misère, pour financer l’installation de jeunes ivoiriens dans la transformation de l’anacarde. Une unité industrielle clé en main de 500 tonnes l’an coûte environ 350 millions FCFA (usine, bâtiments, autres maté- riels compris). Avec 200 milliards FCFA, ce sont 571 usines qui seront déployées. Chaque usine employant 80 personnes, ce sont 45.000 nouveaux emplois directs et environs 200.000 emplois indirects qui seront créés. Le taux de transformation de la production nationale de noix de cajou actuellement de 7% sur 700.000 tonnes produites, passerait alors à plus de 40% avec l’installation de jeunes ivoiriens. Ces nouveaux salariés vont consommer, se loger…et impacter positivement l’économie nationale ! La croissance géné- rée ainsi sera inclusive car les usines appartiendront à des Ivoiriens et non à des Libanais, Marocains et Français qui continuent malheureusement de nous traiter comme des esclaves chez nous. Je trouve que c’est un crime contre l’humanité que de maintenir sa population dans la misère, pendant que tous les marchés juteux sont offerts aux Français, Marocains, à la famille et aux proches du président de la République. La Côte d’Ivoire, notre cher pays mérite mieux. Nous devons dénoncer tous ces crimes économiques car demain appartient aux jeunes. Nous refusons que notre avenir soit hypothéqué par un niveau élevé d’endettement qui aura servi à enrichir un clan insensible à la misère du peuple, alors que plus de 50% des nôtres vivent en dessous du niveau de pauvreté, incapables de se nourrir au quotidien. Oui les Ivoiriens souffrent ! Battons-nous pour l’indépendance économique de notre pays et la reprise du contrôle de notre économie laissée trop longtemps aux mains de néocolons. Crions notre colère et notre refus de vivre pauvres dans notre si riche pays, qui de surcroît a la plus forte croissance économique en Afrique. Mais à qui profite-t-elle ?! Regardons bien et nous comprendrons l’origine de nos malheurs.