Affi a été trahi par sa propre réaction à la conférence de presse du samedi 23 mars 2019

Affi a été trahi par sa propre réaction à la conférence de presse du samedi 23 mars 2019

I l y a quelque temps, lors d’une conférence de presse, Affi disait de Laurent Gbagbo : «lors de notre convention à Yamoussoukro, nous avons tous soutenu la candidature de laurent gbagbo en 2010 aux présidentielles. Ça sera le même processus ; il n’y aura rien de nouveau». Ou encore, dans une interview accordée à la chaine DW, le 15 janvier 2019 : «Question : laurent gbagbo est-il le candidat naturel du fpi pour la présidentielle de 2020 ? réponse : evidemment, s’il le souhaite, il le sera. s’il a d’autres plans pour sa carrière politique, les organes du parti le décideront». Mieux encore, «... un tel homme (laurent gbagbo, ndlr) qui est votre bonne étoile (...) vous ne pourrez et vous ne pouvez jamais l’abandonner. Donc la cause de gbagbo, c’est ma cause».

 

Fini toutes ces bonnes déclarations. L’affrontement est désormais direct. Il n’est plus question de propos déformés par la presse.

Affi N’Guessan a décidé d’attquer ouvertement Gbagbo. Il dit :«gbagbo n’est plus arbitre, il est acteur. il sera traité comme tel» (dé- claration du 22 mars 2019 à l’aéroport de Paris). Après l’échec de son voyage écourté par sa faute à Paris, Affi N’Guessan a précisé sa déclaration de guerre frontale contre Gbagbo, lors de sa confé- rence de presse à Abidjan, le traitant d’«incompétent», de «chef de la fronde», de «président par déclaration». En vérité, Affi n’avait probablement pas l’intention de rencontrer Laurent Gbagbo. Il se rendait à Bruxelles pour piéger Gbagbo, le faire passer pour celui qui gâte le parti qu’il a fondé.

 

Affi a été trahi par sa propre réaction à la conférence de presse du samedi 23 mars 2019 : «le président gbagbo est le chef de la dissidence au sein du fpi. il n’est pas le président du fpi. Ceux qui pensent que gbagbo est le président du fpi, qu’ils me disent si c’est à la Haye qu’ils l’ont voté. le président gbagbo est président fondateur du fpi mais il n’est pas le président du fpi.

 

Bien vrai que gbagbo soit aimé, cela n’empêche que je sois déçu de son attitude parce qu’en réalité, il veut mon assassinat politique. si le président gbagbo veut reprendre le fpi, qu‘il fasse preuve de sagesse et qu’il arrête de mentir en faisant croire aux gens qu’il est le président du fpi. On ne devient pas pré- sident du fpi de cette façon». A présent, ce n’est pas Gbagbo qui veut assassiner politiquement Affi N’Guessan. Gbagbo a tout fait pour le sauver, mais c’est Affi lui-même qui vient de se faire hara-kiri en refusant de s’affranchir du régime Ouattara en optant de s’attaquer frontalement à celui qu’il appelait son patron 72h auparavant.

 

Au moins, tout est désormais bien clair : tous ceux qui continueront de sympathiser avec Affi N’Guessan devront savoir qu’ils s’attaquent eux aussi frontalement à Laurent Gbagbo, en toute connaissance de cause. Avis à ses partisans non sanctionnés par les congrès du FPI .

source La Voie orginale .