C’est à partir de 1980 que la Côte d’Ivoire a connu sa première
véritable crise économique.Cette année-là, les prix
des matières premières, le café et le cacao qui sont les principales
sources de revenu économiques du pays ont pris du
plomb dans l’aile. Elles n’étaient plus bien rémunérées sur le
marché mondial, à la hauteur des efforts des paysans et des
espérances du pays.

On a alors parlé de «mauvaise conjoncture
économique». Cette crise économique a atteint un point culminant
en 1990. Et face aux mesures impopulaires prises
par le ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Komoé
Koffi, les Ivoiriens sont descendus dans la rue avec en tête, les
étudiants pour décrier la mauvaise gouvernance du président
Houphouët en criaient «Houphouët voleur ! Houphouët
voleur !». dans la panique, le bureau politique du PdCI, alors
parti-Etat, autorise enfin le multipartisme.
d’autres partis politiques font alors leur apparition
officielle sur la scène politique.
Les plus en vue étaient le FPI de Laurent gbagbo, le PIT de Francis
Wodié, l’USd de bernard Zadi Zaourou et le PSI de
bamba moriféré.
Si Ouattara n’avait pas été là…

C’est pour juguler cette crise  que le président Houphouët a
fait appel à Alassane dramane Ouattara sur injonction de la
France. Il était alors gouverneur de la bceao, en poste au Sénégal.
Fait inédit, Alassane dramane
Ouattara a été d’abord nommé président d’un comité
interministériel sans être luimême ministre. Après l’élection
présidentielle de 1990 où pour la première fois Houphouët a eu
un adversaire en la personne de Laurent gbagbo, alors secrétaire
général du FPI, Ouattara
est nommé Premier ministre.
.Le système éducatif ivoirien n’aurait pas été détruit
La toute première mesure qu’il a prise en tant que Premier ministre,
c’est de s’attaquer au système éducatif ivoirien avec des
mesures impopulaires. Les plus importantes de ces mesures
sont, en ce qui concerne les enseignants,
le raccrochage du salaire de tous les enseignants
qui sont entrés dans la profession à partir de 1991 et de tous
les avantages liés à leur métier.
notamment le retrait des baux administratifs.
En effet, le président Houphouët-
boigny, tenant compte de ce que la fonction d’enseignant
ne laisse aucune occasion à l’enseignant de mener
concomitamment des activités génératrices de revenus additionnels,
comme c’est le cas chez certains fonctionnaires,
avaient octroyé des avantages aux enseignants par rapport
aux autres fonctionnaires de la Fonction publique. C’est ce qu’on appelait le décrochage par rapport à la grille salariale.
Là où un fonctionnaire de la même catégorie qu’un enseignant
gagnait par exemple 10.000 FCFA de salaire, l’enseignant
lui, gagnait le double, soit 20.000FCFA. En plus de cela,
l’enseignant bénéficiait des baux administratifs. Ces mesures
avaient pour conséquence de rendre la fonction
enseignante attrayante et motivante.
de sorte qu’avant l’avènement de Ouattara, les
enseignants aimaient leur métier et ils le faisaient avec
conscience professionnelle aigüe. Les enseignants suivaient
même le travail de leurs élèves et étudiants en dehors
des heures normales de cours.
dans les villages, les instituteurs faisaient le tour du village les
soirs pour vérifier que les élèves étudient leurs leçons à la maison.
Le système éducatif était par conséquent très performant.
La formation était d’un très bon niveau. Et le système
éducatif ivoirien était cité parmi les meilleurs dans la sous-région.
Ce sont tous ces avantages motivants pour la fonction enseignante
que Ouattara a supprimés en 1990. La conséquence
immédiate a été la démotivation
qui s’est installée dans le corps des enseignants.
Préoccupés qu’ils sont aujourd’hui
à rechercher le manque à gagner pour arrondir
les fins de mois, les enseignants n’ont plus le temps de s’occuper
des apprenants. En plus de leur programme dans les
écoles, collèges, lycées et universités
de l’Etat, ils font cours dans des établissements privés.
Ces mesures impopulaires de Ouattara ont également provoqué
la fuite des cerveaux. nombre d’enseignants ont préféré
aller monnayer leurs savoirs ailleurs,notamment dans les pays
européens. Ce n’est pas tout !
Comme si cela ne suffisait pas, Ouattara s’est aussi attaqué aux
étudiants et élèves au même
moment. A l’université, Ouattara
a supprimé le transport des étudiants.
Il a également supprimé les restaurants universitaires,
les bourses et même fermé des cités universitaires comme celle
de yopougon Toit rouge. dans les lycées et collèges, Ouattara
a supprimé les bourses et les internats.
Conséquence, les étudiants et élèves se sont installés
dans un combat de survie de leur carrière. d’où les grèves à
répétition dans le milieu scolaire.
Ajoutés à la démotivation des enseignants, le système
éducatif ivoirien est tombé en
déliquescence.
Certes le président gbagbo, dix ans après, a corrigé le problème
de ce qu’on a appelé, en son temps le salaire à double vitesse
dans le milieu enseignant.
mais hélas, l’habitude étant une  seconde nature, une fois qu’elle
s’est installée, il est difficile d’y
remédier. Aujourd’hui il est difficile de ramener la motivation
dans le milieu des enseignants.
Quant au secondaire et au primaire,la situation s’est empirée
depuis que Ouattara est au pouvoir. Les cités universitaires
sont devenues un luxe ; les laboratoires sont dépourvus de
matériel ; plus de tables-bancs et même de craie dans les lycées,
collèges et dans les écoles primaires. C’est la catastrophe
sur toute la ligne. Le tout couronné par un ministre de
l’Education dont le niveau et la compétence ne rassurent pas. 
En réalité, si Ouattara n’avait
pas existé, l’Ecole ivoirienne s’en porterait mieux. Elle aurait
été réellement gratuite et la formation se serait bonifiée en
termes de qualité.
La deuxième mesure prise par   Ouattara est l’instauration de la
carte de séjour pour les étrangers y compris les ressortissants
de la Cedeao. On se souvient encore fraichement de
la descente musclée des policiers dans la grande mosquée
d’Adjamé en 1991 sur instruction de Ouattara pour le contrôle
de la carte de séjour. Avant l’instauration
de la carte de séjour de Ouattara, les étrangers vivaient
dans ce pays tranquillement en étant fiers de la
nationalité de leur pays. Ils  n’avaient aucun complexe. Et
les Ivoiriens ne faisaient mêmepas attention à eux. Ils n’avaient
aucun problème avec les étrangers.
mais c’est avec la carte de séjour instaurée par Ouattara
que tout s’est gâté. La cherté de celle-ci va amener certains
étrangers, et ils sont les plus   nombreux, à vouloir par des
moyens frauduleux se procurer  la carte nationale d’identité pour
échapper à la carte de séjour.
Les Ivoiriens dont l’instauration de la carte de séjour a ouvert
les yeux sur l’ampleur de la colonie    étrangère en terre ivoirienne
vont alors dénoncer cette fraude. du coup, la question de
la fraude sur la carte nationale d’identité prend des proportions
importantes pour devenir un problème de cohabitation avec
les étrangers. Aujourd’hui, c’est le même Alassane dramane
Ouattara qui utilise ces mêmes
étrangers comme un bétail électoral. Son parti le RdR
compte en son sein plus d’étrangers que d’Ivoiriens véritables.
Par cela, Ouattara approfondit le fossé entre les
Ivoiriens et leurs frères étrangers.

Notamment ceux de la sous-région qu’ils ont pourtant accueillis librement sur leur sol.

Notamment ceux de la sous-région qu’ils ont pourtant accueillis librement sur leur sol.

 

. Il n’y aurait pas eu autant de chômeurs

Toujours au plan social, Alassane Ouattara en fermant des

sociétés d’Etat et en vendant d’autres à des francs symboliques,

Alassane dramane Ouattara a amené le taux de

chômage à un niveau insupportable.

Les diplômés qui sont au chômage sont en nombre effrayant.

Alassane Ouattara a chassé plusieurs Ivoiriens de la

RTI, de la présidence de la République,

des sociétés d’Etat comme la Sotra, et tous ceux

qui ne sont pas de la région nord de l’administration publique.

dans le secteur social, Alassane Ouattara a décidé de pratiquer

la politique de la discrimination ethnique qu’il a

lui-même appelée le «rattrapage ». Le «rattrapage» est une

politique de préférence ethnique qui exclut du recrutement

aux postes de l’administration, dans l’attribution des marchés

publics ceux qui ne sont pas du nord de la Côte d’Ivoire, région

dont se réclame le chef de l’Etat. Le «rattrapage ethnique»

n’a en réalité rien de différent avec l’apartheid qui sévissait en

Afrique du Sud et que le monde entier a combattu. En Côte

d’Ivoire, la communauté internationale se tait sur le rattrapage

ethnique. Et pourtant, avec cette politique nauséabond,

Alassane Ouattara accentue la fissure qu’il a créée par la

guerre entre les Ivoiriens du nord et ceux des autres régions

du pays.

Et comme si cela ne suffisait pas, tous ceux qui entreprennent

et qui ont des petits commerces pour survivre sont la

cible du ministère de l’Environnement

et de la Salubrité. Pour ce ministère, la question de la

salubrité et de l’environnement se résume à la destruction des

biens de personnes dans les quartiers. Et puis y a rien.

….. Il n’y aurait pas manque d’eau

Autre de source de souffrance des Ivoiriens, c’est le manque

d’eau dans les robinets. Actuellement et à titre d’exemple, à

yopougon, si vous ne vous réveillez pas pour réserver l’eau

entre 1h et 3h du matin, vous n’aurez pas d’eau tout le reste

de la journée. C’est à un véritable délestage que nous assistons

dans la plus grande commune de Côte d’Ivoire.

. Il n’y aurait pas tant de morts dans les hôpitaux

Que dire de nos hôpitaux ?

 

Ils ont devenus de véritables mouroirs. Quand dans un pays qui a

à peine 70% de couverture médicale, on trouve des docteurs

en médecine au chômage, c’est un drame. Et c’est le cas de la

Côte d’ivoire sous Ouattara. La gratuité des soins dont parle le

gouvernement n’existe en réalité que dans l’imagination de

ceux qui en parlent. Au grand Centre hospitalier universitaire

de Cocody, il n’y a même pas de scanner. Les pharmacies

des hôpitaux sont vides. Tout s’achète dans les pharmacies

privées. de sorte que celui qui n’a pas d’argent et qui se rend

à l’hôpital, c’est avec la mort qu’il prend rendez-vous. Or si

Ouattara n’avait pas été là, l’Assurance maladie universelle que le président gbagbo se proposait de mettre en place et

qui n’était plus qu’à la phase d’expérimentation aurait aujourd’hui

été une réalité et les

Ivoiriens s’en porteraient mieux.

…. Il n’y aurait pas de division entre Ivoiriens

Sous Alassane dramane Ouattara, les Ivoiriens sont divisés.

Les uns sont devenus les ennemis des autres du fait de la

guerre de Ouattara. Les Ivoiriens sont des gueulards certes,

tout le monde le sait. mais ça s’arrête-là. Un Ivoiriens n’était

pas capable de lever la machette sur un autre Ivoirien, à

plus forte raison prendre un fusil contre son frère. mais depuis

que Ouattara a envoyé la guerre dans ce pays, tout est sens dessus-

dessous. Les Ivoiriens ont perdu le  sens du vivre ensemble.

Les conflits à l’Ouest où les baoulés et les guérés se tailladent

à la machette est la résultante de la guerre de Ouattara.

Ce sont des choses qui n’ont pas eu lieu sous le président

Houphouët-boigny et bédié ;cela n’a pas non plus eu lieu

sous le général Robert guéi et le président gbagbo. Ces affrontements fratricides résultent de la volonté des combattants

de l’ex-rébellion de Ouattara d’exproprier les populations de

l’Ouest de leurs terres.

…..La Côte d’Ivoire n’aurait été bradée          

En fait, sous Ouattara la Côte d’Ivoire n’a plus d’âme. En ce

sens qu’elle n’a plus de secteur

stratégique qui soit l’expressionde sa souveraineté. Les secteurs

stratégiques comme l’eau,

l’électricité et le téléphone sont aux mains de bouygues et compagnie.

Toute la façade de la lagune Ebrié a été vendue au

maroc. La Côte d’ivoire n’existe plus que de nom, tant tout est

aux mains de l’étranger.

Quel est ce chef d’Etat qui, au lieu de protéger son pays,

brade tout y compris l’âme de

celui-ci ? C’est le cas de Ouattara.

Comme on peut aisément le constater, l’avènement de Ouattara

dans la vie politique de la

Côte d’Ivoire est une véritable

catastrophe.

Pour tout dire, si Alassane Ouattara n’était pas aux commandes

en Côte d’Ivoire, le pays n’aurait pas été divisé ; des Ivoiriens ne

seraient pas devenus des ennemis d’autres Ivoiriens. Il n’y aurait

pas eu de politique de rattrapage. Les Ivoiriens ne seraient

pas aussi pauvres qu’ils le sont aujourd’hui. Le chômage

aurait considérablement été jugulé.

L’école serait devenue véritablement

gratuite. L’Assurance maladie universelle

aurait été une réalité à ce jour

etc.

Enfin si Ouattara n’avait pas été là, la Côte d’Ivoire s’en porterait

mieux au plan social.