Je voudrais rendre gloire à Dieu ! Et, à vous, vous traduire, doublement, toute ma gratitude pour vos prières et vos moments de jeûne, formulées et observés à l’occasion de l’horrible accident dont j’ai été victime le dimanche 15 décembre 2019, de retour d’une mission du FPI dans le Moronou.

 

1er Remerciement : Sincère reconnaissance au Président de la République, GBAGBO Laurent, Président du Front Populaire Ivoirien, qui s’est penché sur mon sort et m’a apporté tout le soutien nécessaire pour mon rétablissement.

 

Je n’oublie pas la Première dame, la Glorieuse Simone GBAGBO, deuxième vice-présidente du FPI, et le Secrétaire Général du FPI, le camarade ASSOA Adou qui a mobilisé un service médical pour ma cause, puis, à tous les éminents membres de la direction du Parti, qui, chaque jour, s’enquéraient de l’évolution de mon état de santé.

 

Mention spéciale aux Ministres :

 

- KONE Katinan qui, de façon régulière et continue, depuis le 1er jour de l’accident jusqu’à ce jour, n’a cessé de me téléphoner pour m’apporter son soutien franc et sincère. C’est un humaniste respectable.

- Charles BLE Goudé qui s’est profondément attristé sur mon sort, et a instruit ses services de s’enquérir de mes nouvelles et de me traduire sa compassion.

 

Je sais gré à tous mes frangins Steve Beko, Wazi Guipié et Mel Essis GBAGBO devant qui je fléchis genoux pour n’avoir pas été là, à l’occasion du deuil qui l’a frappé. Puis, Nicaise ASSI, à qui, je témoigne toute ma solidarité pour ces moments difficiles qu’il traverse… Enfin, à mes doyens Rouge TANOH, Excellence ZADI, Alexis GNAGNO, KPEA Ben et bien d’autres.

 

Merci aussi à tous ces communicateurs et communicants de diverses structures : CAC, CONSORTIUM, REZOPACOM, 2CM, Gala Kolebi, AZ Assurance, et autres qui ont informé l’opinion nationale et internationale de ma situation. En tout cas, merci à tous et à toutes, surtout à ceux que je ne peux citer dans ce petit papier

J’avoue que ce fut terrible : Depuis 2011, c’était la troisième fois que je côtoyais avec frayeur la mort :

 

D’abord, ma 1ère arrestation en 2013 où, à la DST, je fus enfermé dans un conteneur frigorifique avec pour dessein manifeste de mes bourreaux de me congeler et me voir mourir à petit feu ;

Puis, ma 3ème arrestation suivie de mon incarcération dans la dure prison du Camp Pénal de Bouaké où, un poison subtil a voulu me sécher et me précipiter lentement à la mort ;

 

Enfin, cet accident dans lequel je fus plongé dans un état d’inconscience de quelques heures, inquiétant ma famille, toute notre Equipe (DAHI, Ipou, Ouallo, Wodja, Tibet, Dago, Dorothée, Dassé, Sonzaï, Yedess, Ky, Gobe, Bedel, Kamé, Kouao, Cissé, Ballou, Amadou, Lasm, Ikpo, Beugré, Djoro, Tanoh, Fleure, Mangoné, etc.), mais surtout, mes deux compagnons d’infortune : N’CHO Jean-Jacques et TAH-BI Lezié Narcisse.

 

Je rends encore grâce à DIEU ! En pareille circonstance, Dieu vous fait distinguer clairement, comme ce fut mon cas, le camarade, l’ami et l’intime :

 

- Vos camarades : Ce sont ces gens-là avec lesquels vous partagez une même vision politique, une même idée, une même idéologie, un même objectif, et qui, au passage, prennent de vos nouvelles ;

- Vos amis : Ce sont ces gens-là qui vous offrent leurs épaules pour pleurer ou rire, qui vous orientent, vous conseillent, vous réconfortent et qui, au quotidien, prennent de vos nouvelles

- Vos intimes : Ce sont ces gens-là qui vivent vos douleurs, qui ont mal, qui dorment à vos côtés sur votre lit ou à côté du lit pour vivre vos souffrances, qui se tordent de douleur quand vous vous tordez de douleur et qui, entretiennent une relation fusionnelle avec vous, qui sont l’autre de vous-mêmes.

 

Cette épreuve m’a révélé ces trois catégories de fréquentations. A chacune, je voudrais dire merci d’avoir été ce qu’elle a été pour moi lors de cette dernière épreuve, avant la venue TRIOMPHALE du Leader Unique : GBAGBO Laurent.

 

Mais aussi, elle m’a permis de distinguer ces gens-là qui, à l’intérieur d’eux-mêmes se disaient : ce faux type-là, cet emmerdeur-là, il aurait dû périr. A eux aussi, je dis merci pour ne serait-ce qu’avoir eu cette mauvaise pensée pour moi, laquelle a redoublé la vigilance de Dieu sur ma vie.

Soyez sans crainte ! Qui que vous soyez, quoi que vous fassiez, je vivrai et je serai témoin de l’arrivée de celui que le peuple ivoirien, dans toute sa diversité, attend pour ressouder sa cohésion sociale, consolider la République, promouvoir la Démocratie et construire la Nation : SEM GBAGBO Laurent.

 

2ème remerciement : Depuis le 04 mai 2015, mon salaire a été méchamment bloqué par le régime, pour mon activisme politique. Cela fait donc exactement bientôt cinq (5) ans que je suis sans salaire :

Le 04 novembre 2017, je sors de prison. Administrateur des Services Financiers diplômé de l’ENA que je suis, aussitôt, je reprends le service.

Le 22 novembre 2017, j’ai saisi le Conseil de Discipline de la Fonction Publique pour cette injustice dont je suis l’objet.

 

Le 23 janvier 2017, j’ai comparu devant ledit Conseil, lequel a rendu son verdict, deux semaines après, soutenant, à travers son procès-verbal, le déblocage de mon salaire. Rien n’y fit.

 

Le 13 novembre 2019, j’ai dû crier ma colère dans les locaux du Sous-Directeur de la DGAPCE pour que, des semaines après, son service me dise avoir retrouvé mes dossiers égarés.

Lesquels, désormais, sont acheminés pour signature, d’abord, par le Directeur, puis par le Directeur Général de la Fonction Publique, puis encore, par le Directeur de Cabinet du Ministre, enfin, par le Ministre de la Fonction Publique avant d’être transmis à la Solde.

 

Finalement, le 06 février 2020, les services du Sous-Directeur m’ont tenu informé que le dossier serait sur la table du Ministre pour signature. Après vérification de cette information, il m’a paru nécessaire, pour des questions d’intégrité et de cohérence, d’informer notre communauté de famille.

 

Après donc cinq (5) ans de blocage de mon salaire, la main levée sur mon salaire est en voie de se faire. Si Dieu le permet, bientôt, je rentrerai en possession de mon salaire. Quand cela sera fait, je vous en informerai afin que nul n’en ignore.

Là aussi, je vous dois des remerciements pour vos prières et moments de jeûne. Spécialement à SOKOURY Bohui et BOHUI Hilaire qui m’ont témoigné de leur solidarité, par moments, pour m’aider à m’échapper de la volonté du régime de me réduire à la mendicité.

 

DIEU aime GBAGBO !

 

Koua Justin