Des étudiants ont été interpellés lundi par la police ivoirienne à Abidjan et à Man (Ouest ivoirien) lors d'une opération dite de «boycott» initiée par la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire ( FESCI, le plus grand syndicat estudiantin du pays), qui a enregistré un taux de suivi de 80% sur le territoire national et perturbé les cours dans les universités publiques et établissements secondaires, a appris APA de source syndicale.

 

 

Les cours ont ainsi été perturbés dans plusieurs établissements scolaires de la capitale économique ivoirienne y compris à l'Université Félix Houphouët-Boigny, a-t-on constaté.  « Le mot d'ordre de grève est respecté à 80% sur l'ensemble du territoire national. Malheureusement certains de nos camarades ont été arrêtés par la police à l'Université de  Man et à Abidjan (Groupe Loko Marcory et Intellect Afrique) », a confié à APA dans un entretien, Flan Diomandé, Secrétaire national à l'organisation adjoint 1 du bureau exécutif national (BEN) de la FESCI.

 

Poursuivant, il a souligné que « c'est une journée de boycott de 24 heures renouvelable. Après notre dernière grève, le gouvernement a pris l'engagement de donner une suite favorable à certaines de nos revendications. Mais jusque-là, ces promesses ne sont pas tenues».

 

Une série de «promesses non tenues» sont à l'origine de ce mouvement d'humour de la FESCI dirigée par Assi Fulgence Assi, a rappelé M. Diomandé alias « National Azo». Il s'agit entre autres, de la livraison des cités universitaires de Korhogo et de Man, de l'augmentation des capacités d'accueil des résidences universitaires de Daloa et Bouaké et la couverture  Wi-fi  sur l'espace universitaire qui devrait être effective au plus tard en avril 2018.

 

 Par ailleurs, M. Diomandé a précisé que cette journée de boycott initialement prévue pour 24 heures pourra être renouvelée selon l'appréciation que fera le Bureau exécutif national (BEN) de la FESCI. 

 

La FESCI est le plus grand syndicat d'élèves et d'étudiants ivoiriens dirigé par Assi Fulgence Assi qui en est le secrétaire général. Le syndicat estudiantin avait protesté en début d'année scolaire contre « les faux frais d'inscription ». Un bras de fer avec les autorités éducatives  ivoiriennes qui avait entravé des jours durant les cours dans les établissements scolaires du pays et occasionné des violences.