Après Bouaké, des tirs sont entendus à Daloa, Centre-Ouest à 383 km d’Abidjan. A Korhogo, au Nord à 635 km, les militaires sont dans les rues.

 

 

La mutinerie initiée ce vendredi 6 janvier à Bouaké à 5 h s’étend au Centre Ouest (Daloa) et au Nord du pays (Korhogo). A Daloa, indique une source policière, le deuxième bataillon d’infanterie militaire est dans les rues. La confusion règne pour l’heure sur ses revendications. Les populations sont terrées chez elles. 

 

Le spectacle est le même à Korhogo au quatrième bataillon où les militaires ont commencé à bloquer les entrées de la ville. « Tout est fermé. Etablissements, banques, commerces…tout. Les parents viennent récupérer leurs enfants. J’attends les retardataires pour rentrer à la maison. », indique une enseignante préscolaire à Korhogo. C’est à Bouaké, au Centre à 350 Km d’Abidjan que cette mutinerie a débuté avant de se généraliser. Commerces et véhicules sont déjà pillés dans la capitale du Gbèkè. 

 

Rappelons que les raisons officielles de ce mouvement d’humeur demeurent pour l’heure inconnues. Selon certaines sources, ce mouvement serait lié à des primes impayés. Les mutins reprocheraient à leur hiérarchie de ne pas tenir ses engagements concernant le paiement de leurs primes. Nous y reviendrons.