Après deux ans de procès et après l’audition de 67 témoins à charge, force est de reconnaitre que le président Gbagbo n’est pas coupable des faits dont on l’accuse à la CPI. Absolument rien! A preuve, aucun des témoins qui se sont succédé à la barre n’a pu prouver l’existence du fameux «plan commun».

 

Pas même les généraux, dont notamment mangou, et qui étaient censés être les témoins stratégiques de l’accusation. mieux certains de ces témoins à charge se sont reconvertis en témoin à décharge une fois devant les juges. Ceux-là ont échappé au contrôle du bureau de la procureure et ont plaidé pratiquement pour la libération du président Gbagbo. En plus, le média en ligne français Médiapart a mis la fi- gure de la CPI par terre.

 

Dans un dossier bien fouiné, les journalistes de cette publication ont montré que le transfèrement du président Laurent Gbagbo s’est opéré dans l’illégalité. Ils ont aussi fait de graves révélations sur la corruption qui a présidé à ce transfèrement avec la complicité du procureur d’alors Ocampo Luis morino. Ces ré- vélations ont confirmé que le président Gbagbo est en définitive victime d’un complot dont le cerveau est la France officielle de Chirac et Sarkozy. Complot que nous avions toujours dénoncé. mais tant que c’était nous qui le disions, personne n’y accordait le moindre crédit du côté de la communauté internationale. mais depuis qu’un organe français s’en est saisi, tous sont en branle.

 

C’est l’une des raisons de la trouille qui s’est emparée des juges de la CPI. Sinon comment comprendre qu’un tribunal aussi sérieux que la CPI ait pu convoquer dans les rè- gles de l’art la reprise du procès et être surpris de l’absence d’un des trois juges qui composent la cour ? C’est inédit ! On le voit donc, non seulement le procès du président Gbagbo est juridiquement vide, mais il est illégal puisque bâti sur un complot. Il va sans dire que le procureur n’a juridiquement rien à reprocher au président Laurent Gbagbo. Il devrait donc le libérer. Car quand on n’a rien à reprocher à quelqu’un on le libère. mais hélas, ils ont tous honte de libérer le président Gbagbo pour délit non constitué après tout le tapage qu’ils ont fait. mais pendant combien de temps encore le président Gbagbo va-t-il faire les frais de leur honte ? En tout état de cause, la France et la communauté internationale doivent vaincre leur honte pour rendre au président Laurent Gbagbo et au ministre Charles Blé Goudé leur liberté. Ce ne sera que justice faite.

autre presse