Le long week-end du 57è anniversaire de l’accession à l’indépendance de la Côte d’Ivoire a été marqué par des images presqu’insupportables de l’ex présentatrice vedette du journal télévisé sur la RTI, la télé publique ivoirienne, Awa Ehoura, sur les réseaux sociaux.

  

Des images la montrant amaigrie, cause certaine d’une longue maladie. Des images dégradantes publiées par un certain Ferdinand Dindé Agbo se disant ami de la famille, et qui a lancé un appel à l’aide, suite au témoignage de celle qui fut la conseillère spéciale chargée de communication de l’ancien président Laurent Gbagbo.

 

Cette initiative de M. Agbo n’a pas du tout plu à la famille qui, via la frangine de Awa, Anne Zélica, a apporté un démenti par le même canal en parlant d’escroquerie.

 

Ce qui n’empêche toujours pas les internautes ou ceux qui aiment Awa Ehoura d’appeler à l’aide pour une meilleure prise en charge de la journaliste.

 

Tout compte fait, tous sont unanimes sur le fait que l’ancienne présentatrice du JT est souffrante. Très souffrante. Et si rien n’est fait, le pire pourrait arriver.

 

Pourquoi ce silence autour de la malade ? Que cache la famille ? Que fait le gouvernement à son égard ?

 

Suite à son limogeage de la chaine publique en 2011, Awa Ehoura a élu domicile à Mpouto à la Riviera, dans une cour commune, selon Sélect magazine N° 31 du jeudi 24 au mercredi 30 avril 2014.

 

 

 

"Mon fils (Guillaume Vergès), je comprends ta rage, mais j’ai passé l’éponge sur la mienne. Je vis par la pure grâce de Dieu..’’. Oui, par la  miséricorde et la bonté manifeste de Dieu, Awa Ehoura est encore en vie. Mais à quel prix ? L’ex-grande présentatrice se meurt à petit feu dans l’indifférence totale. Sa volonté

exprimée de reprendre le micro n’a jusque-là pas été exaucée. Elle se tourne les pouces au quotidien avec le diabète qui la ronge, vu le coût onéreux du traitement de cette maladie. A propos de moyens, son compte qui a été dégelé n’est qu’une coquille vide. Elle avait contracté des prêts auprès de sa banque. Résultat, zéro franc en termes d’épargne à ce jour. Mieux (ou plutôt, pire): des dettes en attente d’être épongées. Aucun revenu. Awa Ehoura se meurt, dans l’indifférence de tous. Son moral est entamé. Elle n’a que sa foi et une force intérieure inaltérable. Sans ces journées tristes à mourir, il lui arrive de se laisser aller à des sanglots. Le supplice fait partie de son quotidien", peut-on lire dans le même magazine.

 

 

 

Awa Ehoura a fait son entrée à la télé en 1990 à TV2. Talentueuse, elle devient directrice de la Première et conseillère spéciale chargée de la Communication du Chef de l’État, Laurent Gbagbo.

 

En 2011, elle a été radiée de la télévision et ses comptes bloqués à la suite de l’arrestation de Laurent Gbagbo à la fin de la crise  postélectorale, la même année. Car, rappelons qu’au plus fort de la crise, en 2011, Awa Ehoura était la présentatrice de l’émission "Raison d’État" qui avait pour but de dénoncer l’ingérence de l’ancien colonisateur dans la politique africaine. Sans boulot et malade, Awa Ehoura avait plusieurs fois été annoncée pour morte. Son cas attire finalement l'attention et une chaîne de solidarité se met en place pour lui venir en aide. Également venue à son secours, l'organisation humanitaire "Reporters Sans Frontières" lui a octroyé une "bourse d'assistance" de 550 euros, plus de 360 mille FCFA.

 

Les autorités ivoiriennes autorisent finalement le dégel de ses avoirs. Mais cette décision qui aurait pu être salutaire pour elle, intervient tardivement. Son compte en banque a été littéralement vidé en raison du remboursement des dettes contractées. Pis, d'autres dettes restent à rembourser.

 

" L’ex présentatrice n’a aucune activité qui lui permettrait de s’occuper. Aucune  ressource. Vit recluse sur elle. Venons à son secours. Ceci urge", avait lancé le journaliste dans son papier.