Marque de solidarité du Pr Francis Wodié à Hubert Oulaye : « Ce n’est pas un fait anodin », selon Boni Claverie

 

La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (Urd), Danielle Boni Claverie, a dénoncé ce mercredi la condamnation de l’ancien ministre de la Fonction Publique, Hubert Oulaye, le mardi 26 décembre dernier. Dans une déclaration rendue publique, elle a salué la sortie de l’ancien président du Conseil Constitutionnel, par ailleurs, Professeur agrégé de Droit, Francis Wodié, qui démontre, selon elle, une « justice des vainqueurs ».

 

 

 

 

« La justice des vainqueurs a encore triomphé. Pourquoi ce harcèlement, à tel point que le Président Wodié a rompu le silence et ce n’est pas un fait anodin pour qualifier cette décision de « monstrueuse ». « Le temps » a-t-il dit « est venu de tourner la page ». « 2 maux » a-t-il encore indiqué « minent notre société, le mensonge et la corruption » », a rappelé Danielle Boni Claverie avant d’ajouter un 3ème qui, selon elle, est « la méchanceté ».

 

Car, pour la présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (Urd), si le climat social et politique ivoirien reste tendu depuis la fin de la crise post-électorale de 2011, c’est bien à cause du manque de volonté des autorités actuelles de poser des actes forts en faveur de la réconciliation nationale.

 

«Est-ce utopique d’envisager 7 ans après la crise, une amnistie générale qui effacerait beaucoup de peines et de rancœur et de procéder à une réelle indemnisation des victimes ne serait-ce que pour apaiser un tant soit peu leur douleur.  J’ajoute qu’il serait irréaliste de ne pas associer le Président Laurent Gbagbo à tout processus de réconciliation alors que 46% de la population, si l’on en croit les chiffres de la Cei, le soutenait en 2010. Pourquoi le Pouvoir s’enferme-t-il dans un rôle de justicier alors que la diplomatie des pas feutrés pourrait petit à petit rapprocher certains points de vue divergents », s’est interrogé l’ex-ministre de la communication non sans dénoncer le discours à la Nation du président de la République, Alassane Ouattara, qui à l’en croire, ‘’tire sa seule force du pouvoir incantatoire’’.

 

« Le rôle de l’opposition tel que je le conçois est d’être une sentinelle, un éveilleur de conscience et un lanceur d’alertes. Il nous revient donc de dire notre part de vérité», a fait savoir Danielle Boni Claverie.