De toutes les voix qui s’élèvent pour réclamer la ré- forme de la CEI, des constances se dégagent à tous les coups. A savoir :

 

1- Le report des élections locales initialement pré- vues le 13 octobre 2018 pour permettre à toute la classe politique de prendre part à ces scrutins avec une CEI consensuelle, afin d’enclencher la réconciliation nationale ;

 

2- Le départ de Youssouf Bakayoko, ancien président de la CEI par qui la guerre postélectorale est arrivée en Côte d’Ivoire ;

 

3- La mise en place d’un cadre de concertation inclusive entre le gouvernement, l’ensemble des partis politiques et les ONG impliquées dans le processus électoral, pour échanger sur la création d’une nouvelle Commission électorale indépendante consensuelle, non inféodée à un parti politique, lavée des suspicions de partialité et de manque de crédibilité qui caractérisent la CEI actuelle ;

 

4- La révision impérative du Code électoral et du dé- coupage électoral ;

 

5- La reprise du recensement électoral de façon consensuelle et transparente.