Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié sont deux adversaires jurés, opposés politiquement et idéologiquement. Au Pouvoir comme dans l’Opposition, ils n’ont jamais fumé le calumet de la paix.Les circonstances les ont rapprochés et les jettent dans les bras, l’un de l’autre. Au grand déplaisir de leurs contradicteurs. Le dénominateur commun à cette idylle s’appelle Alassane Ouattara.L’actuel chef de l’État a préféré déporter son prédécesseur dans les geôles de la CPI pour le neutraliser et a roulé dans la farine son « aîné » qui lui a déroulé le tapis rouge, en le faisant baptiser « Alla N’San ».Autant les retrouvailles politiques entre Ouattara et Bédié au sein du RHDP ont été surprenantes au point que le président du PDCI-RDA a argué qu’en « politique, il n’y a rien d’impossible », autant l’aggiornamento entre Gbagbo et Bédié est historique, à un moment clé,