« Jérôme Pin vient de retirer son docu-menteur « 69 jours ou le temps des assassins » de YouTube suite à la levée de boucliers des Ivoiriens. Plus aucune falsification de l’histoire ne sera admise.

 

Bravo à toutes et à tous » a déclaré l’activiste proche du PDCI, Kyria Doukouré.

 

Certaines personnes comme le Dr Boga, un pro-Gbagbo, se sont interrogés sur la sortie à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2020. Pourquoi tous ces témoins dans le film, s’ils étaient si convaincus de leurs vérités et de leurs preuves, ne se sont-ils pas présentés à la justice, notamment à la Cour Pénale Internationale ?

 Dans “69 jours ou le temps des assassins”, le documentaire révisionniste et abject du Français Jérôme Pin, fils d’un diplomate français qui avait des accointances avec Dramane Ouattara, le Béninois Francis Akindès devenu Ivoirien grâce à son mariage avec une Ivoirienne et enseignant la sociologie à l’Université de Bouaké, parle de “rebelles super bien organisés [qui] ont réussi à marquer les esprits à Abidjan” et regrette qu’ils aient “raté leur cible qui était la prise du pouvoir” et qu’ils se soient “repliés sur Bouaké”. Pour donner du crédit ou du poids à son dithyrambe, il ajoute avoir “rencontré des fonctionnaires des Nations unies, et plus particulièrement de l’OMS” qui, [eux, qualifiaient Soro et sa bande de] rebelles civilisés.

Akindès a le droit de détester le pays qui l’a accueilli et qui lui a permis d’avoir une riche et belle carrière, il est libre de penser que les Ivoiriens ne méritent pas ce pays convoité et jalousé par certains esprits tordus de la sous-région, mais peut-il nous dire en quoi des égorgeurs de gendarmes, des éventreurs de femmes enceintes et des braqueurs-casseurs de banques sont des “rebelles civilisés”?

Non, Soro et sa clique ne sont rien d’autre que “des salopards échevelés qui exerçaient leur pouvoir avec une incroyable brutalité, une violence inouïe » (cf. Gildas Le Lidec, ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire de 2002 à 2005, “De Phnom Penh à Abidjan. Fragments de vie d’un diplomate” (Paris, L’Harmattan, 2014).

À moins que le sieur Akindès n’ait une autre signification du mot “civilisation”, peut-on voir une quelconque civilisation dans les atrocités commises froidement par ceux que les responsables militaires français appelaient “des traîne-savates ayant mis le nord du pays en coupe réglée’ avec des trafics en tout genre” ?

“En Afrique, la compromission des peuples s’effectue à 3 niveaux : Le 1er niveau est constitué d’intellectuels opportunistes qui se servent de leurs connaissances livresques pour aider les dictateurs à donner un contour idéologique et politique à leur tyrannie… Le tyran peut voler, tuer, emprisonner, torturer, il sera défendu, intellectuellement réhabilité par des « cerveaux » au nom de leurs propres intérêts. Résultat : la plupart de ces intellectuels finissent par s’exiler, ou sont froidement exécutés ou « se suicident » en prison. Les plus heureux sont ceux qui sont dépouillés de leurs biens et de leurs privilèges avant d’être jetés en pâture au peuple.” Ces mots ô combien justes ne sont pas de moi mais de feu Norbert Zongo assassiné le 13 décembre 1998 par le dictateur et criminel Blaise Compaoré parce qu’il enquêtait sur la mort d’un chauffeur de François Compaoré.

 

Akindès fait probablement partie des enseignants qui ont donné à l’Université de Bouaké le nom d’un individu dont on n’a jamais vu un petit article dans son domaine, juste pour bénéficier de ses largesses et conserver des postes pas toujours mérités.

En attendant la tenue de notre Nuremberg, Akindès et les autres méprisables adeptes de la rébellion devraient répondre à la question suivante : La Cour pénale internationale peut-elle acquitter des “assassins” ?