La politique du chantage

La politique du chantage

Etre avec le pouvoir et rester bien à son poste ou le contredire et être

viré. Bien des exemples illustrent cette façon de gouverner du nouveau

pouvoir. Les plus récents sont plus incisifs.

Que Soro Guillaume, élu président de l’Assemblée nationale, dégage de son  poste s’il s’entête à refuser le parti unifié dès le 26 janvier prochain.

«On ne peut pas s’asseoir sur deux partis Politiques. Apartir du 26 janvier, nous assumons notre histoire et notre gouvernance... celui qui

décide de ne pas être rHdP, il doit déposer le tablier», soutient ardemment un des  pontes du régime Ouattara, le nommé

 

Adama Bictogo. «c’est le prix à payer»,

renchérit Anne Désirée Ouloto. Un véritable chantage que certains militants du PDCI tentent de contourner.

Le ministre PDCI Kobenan Kouassi Adjoumani est contraint de créer un mouvement pour rester dans les bonnes grâces du pouvoir : ‘’sur les traces d’Houphouet-boigny’’. A l’annonce d’un remaniement

après les élections locales, il est rapidement suivi par d’autres ministres PDCI tels que Danho Paulin, Albert François Amichia,

Alain Richard Donwahi, Anoblé Félix, Pascal Abinan Kouakou, Siandou Fofana,  Goudou Coffie, Jean-Claude Kouassi, et ceux qui sont encore dans le giron présidentiel comme Patrick Achi, Isaac Dé,

Beugré Mambé, Brou Aka Pascal.

Ils ont  créé un mouvement baptisé ‘’PDCI-Renaissance’’

qui veut prôner la poursuite du dialogue entre Bédié et Ouattara. «Nous

n’allons pas à la rupture.

Nous sommes un ensemble de cadres du PdcI qui avons de la voix», justifie le porte-parole Alain Donwahi.

Cet odieux chantage politique a eu pour élément déclencheur le limogeage pur et simple de l’ancien directeur général de la

Sodexam, Georges-Philippes Ezaley pour s’être présenté comme candidat du PDCI aux municipales à Grand-Bassam, alors

que tous les pontes du régime, à commencer par le roi des Nzima, le suppliaient à prendre les couleurs du RHDP.

En plus que le pouvoir veut contraindre des élus indépendants à plus de docilité s’ils veulent bénéficier des subventions de l’Etat, notre argent, leur argent aussi.

Et ils sont un nombre à se laisser aller à ce jeu mesquin, dangereux, inamical,mesquin, irresponsable politiquement, sectaire, aveugle est inacceptable.

L’ancien ministre du Pétrole et de l’énergie renouvelable, Thierry Tanoh, n’y a pas mordu. Avec dignité, il a remis sa démission

au chef du gouvernement .