ouattara a de sérieux problèmes avec la démocratie

ouattara a de sérieux problèmes avec la démocratie

 Alassane ouattara ne peut pas être considéré comme un démocrate. sur la base du faux et de la manipulation, la France de nicolas sarkozy, qui se présentait de manière hypocrite sur la scène internationale comme le gendarme de la démocratie en côte d’Ivoire, a militairement imposée aux Ivoiriens, comme chef de l’etat, alassane ouattara, le 11 avril 2011. Installé par des puissances étrangères, le régime ouattara a adopté des pratiques anti-dé- mocratiques accompagnées d’une offensive démagogique de lavage de cerveaux. ainsi, ses partisans ont été soumis à un bourrage intensif de crânes afin de justifier la présence d’un pion au sommet de l’etat et de faire accepter la pratique d’une politique antinationale, anti-populaire et antisociale. Huit ans de gestion du pouvoir d’etat ont définitivement porté un grave coup à l’image idéalisée de ‘’bon démocrate’’ que la communauté internationale tentait de lui coller. non, m. alassane ouattara ne peut pas être considéré comme un dé- mocrate : 

 

D’abord au regard de ses mé- thodes de conquête du pouvoir d’etat, Ouattara ne peut pas être considéré comme un modèle de démocrate. rappelons quelques faits :

 

1°) en décembre 1993, à la mort du président Félix Houphouët-boigny, alors qu’il fallait appliquer l’article 11 de la constitution du 3 novembre 1960 faisant du président de l’assemblée nationale le successeur «automatique» du président de la république, m. alassane dramane ouattara, alors Premier ministre, a fait de la résistance parce qu’il voulait conserver par devers lui le pouvoir exécutif.

 

2°) Parti en exil à la suite des divergences entre eux, «héritiers d’Houphouët», il a menacé de faire tomber le pouvoir d’Henri Konan bédié et le 24 décembre 1999 et ce projet s’est réalisé. mais, à cause des contradictions internes aux militaires auteurs du coup d’etat ouattara n’est pas parvenu à être chef de l’etat.

 

3°) de janvier à octobre 2000, des militaires proches de ouattara ont, à plusieurs reprises, tenté de déstabiliser le comité national de salut public cnsP, la junte militaire qui dirigeait le gouvernement de transition.

 

4°) en octobre 2000, à l’occasion de la proclamation des ré- sultats de l’élection présidentielle, lorsque la junte militaire a abandonné, sous la pression de la rue, sa volonté de confisquer le pouvoir, ce sont les militants du rdr de ouattara qui, à la demande de leurs dirigeants, sont descendus dans la rue pour, selon eux, y ramasser le pouvoir d’etat. le peuple mobilisé a fait échouer ce projet de coup de force civil.

 

5°) le 4 décembre 2000, en guise de contestation du processus des élections législatives, par une insurrection, le rdr a égorgé un innocent fonctionnaire des régies financières à treichville, tué de nombreux fonctionnaires de police à abobo et détruit de nombreux biens publics et privés, démontrant ainsi son caractère violent et antirépublicain.

 

6°) en janvier et février 2001, les mêmes partisans de ouattara ont tenté à deux reprises de prendre le pouvoir par la force. la plus célèbre de ces tentatives a été baptisé le coup de ‘’la mercédès noire’’.

 

7°) le 19 septembre 2002 par l’intermédiaire de mercenaires étrangers et de déserteurs de l’armée ivoirienne, les houphouétistes, soutenus par la droite française, ont tenté de faire un coup d’etat qui a échoué dans sa forme classique. toutefois, avec l’aide de la droite française et de certains gouvernements d’afrique de l’ouest, celui de blaise compaoré en particulier, les assaillants, ont constitué une rébellion avec pour la ville de bouaké pour capitale.

 

8°) en janvier 2003 à linasmarcoussis en France, les dirigeants français, avec l’aide des forces rebelles et des partis politiques ivoiriens, presque tous hostiles au président laurent Gbagbo, réunis en l’absence de l’etat de côte d’Ivoire, ont tenté de dépouiller le président de la république de tout le pouvoir exécutif. mais à l’application, la résistance du peuple de côte d’Ivoire, n’a pas rendu possible ce projet.

 

9°) l’objectif des dirigeants français, Jacques chirac et nicolas sarkozy en particulier, étant d’éjecter le président Gbagbo du pouvoir par tous les moyens, ils ont encouragé les rebelles dans leur refus de désarmer et des pressions ont été exercées par eux pour que le caractère indépendant de la ceI et le principe de la transparence des élections soient altérés par des modifications apportées à l’organisation et au fonctionnement de la commission électorale. 10°) malgré l’intrusion de la France de sarkozy et de la communauté internationale pour que le projet «tous sauf Gbagbo» soit réalisé, le 28 novembre 2010, les manipulations et la fraude massive dans les zones occupées par la ré- bellion, n’ont pas permis à alassane ouattara, parvenu au second tour de cette élection par arrangement, d’être élu. la commission électorale, suite à des divergences internes liées aux fraudes massives dans les zones occupées par la rébellion, n’est pas parvenue à proclamer les résultats provisoires dans le délai qui lui était imparti. les dossiers ayant été transmis au conseil constitutionnel qui, selon l’article 94 de la constitution du 1er août 2000 alors en vigueur, statue sur les contestations relatives à l’élection du président de la république et proclame les résultats définitifs. ses décisions n’étant susceptibles d’aucun recours (article 98 de la constitution), il proclame, le 3 décembre 2010, le candidat laurent Gbagbo élu avec 51,45% des suffrages exprimés.

 

11°) mais contre toute attente, en violation des règles de fonctionnement de l’institution qu’il dirige, m. Youssouf bakayoko rejoint le quartier général de campagne du candidat alassane ouattara et donne lecture de chiffres qu’il présente comme les résultats provisoires de l’élection présidentielle. dans une volonté d’habillage juridique de ce qui apparaissait déjà comme un aspect du complot international, m. Young-Jin choï, «certi- ficateur», représentant spécial du secrétaire général de l’onu, déclare soutenir la dé- claration de Youssouf bakayoko.

 

12°) au regard de la bataille juridique autour des règles de la proclamation des résultats de l’élection, le président laurent Gbagbo a proposé le recomptage des voix. Pris de panique et contre tout bon sens, alassane ouattara, nicolas sarkozy et ban Ki-moon ont tous refusé la procédure administrative du recomptage des voix. Ils ont tous pris, devant l’histoire, la lourde responsabilité de faire la guerre. cette phase s’est terminée le 11 avril 2011. alassane ouattara a été installé de façon violente, illégale et illégitime au sommet de l’etat, avec des milliers de morts. l’habillage judiciaire du coup d’etat du 11 avril 2011, tenté par la France de nicolas sarkozy avec l’appui de l’union africaine a été inutile et sans effet, dans la mesure où les Ivoiriens n’ont pas pris en considération la prestation du 4 mai 2011 par laquelle le conseil constitutionnel a dé- claré alassane ouattara ‘’pré- sident de la république conformément à la volonté de la Communauté internationale’’.

 

Ensuite, de par sa gestion du pouvoir acquis par la voie des armes. comme on le voit, avec les appuis armés de ses alliés, alassane ouattara, est arrivé au pouvoir de manière anti-démocratique, par le biais d’un ‘’coup d’etat’’ fait par des forces étrangères. Il aurait pu, le pouvoir acquis, changer de cap pour emprunter des habits de démocrate. Il n’en a rien été :

 

13°) l’avènement au pouvoir d’alassane ouattara s’est plutôt accompagné de nombreuses arrestations arbitraires, des enlèvements et des exécutions sommaires, des disparitions dans les prisons, des confiscations de biens de personnes privées, de la contrainte de nombreux citoyens à l’exil ; son arrivée au pouvoir a créé un traumatisme chez de nombreux Ivoiriens désormais repliés sur euxmêmes. le Front populaire ivoirien (FPI), dont la vocation est la conquête du pouvoir par les urnes et la gestion démocratique de l’etat, a cherché depuis juillet 2011, à entrer en discussion avec son régime installé par la volonté de nicolas sarkozy. le FPI voulait obtenir la normalisation de la vie sociale en côte d’Ivoire. mais à l’évidence, m. ouattara a des convictions profondément ploutocratiques et autocratiques de tendance monarchique. Il tente péniblement mais méthodiquement d’organiser, depuis avril 2011, la faillite du multipartisme et de la démocratie en côte d’Ivoire.

 

14°) a l’évidence aussi, pour alassane ouattara, le mot dé- mocratie, n’est qu’une simple couverture, dont le contenu ne l’intéresse pas. Il ne peut donc pas volontairement se prêter au jeu démocratique qui exige des convictions et une culture prenant en compte le respect de la parole donnée et le respect d’autrui. attaché à la conservation du pouvoir par les moyens autres que ceux proposés par la démocratie, l’exercice de son pouvoir acquis contre la volonté du peuple lui révèle que sa base sociale est faible. Il comprend donc que, pour se maintenir au pouvoir, il est obligé de violer de manière permanente les lois qui régissent la république. de ce fait, il a volontairement entretenu dans le pays, un sentiment d’insécurité gé- néralisée. les instruments de cette terreur sont les rebelles baptisés FrcI puis FacI, et les autres milices de son régime que sont les ‘’microbes’’, les ‘’démobilisés’’, les ‘’marmailleurs’’ et les ‘’Gnambros’’. a force de les laisser terroriser les populations, ses terroristes ont accentué sa propre impopularité. conséquence, ouattara n’a pas pu se faire accepter par le peuple et il a désormais peur des masses. Il est, de manière consciente, obligé de s’éloigner des règles les plus élémentaires de la dé- mocratie.

 

15°) la prétendue élection pré- sidentielle d’octobre 2015 ne remplissait pas les conditions d’une élection juste, transparente, libre et inclusive. comme avant celle de 2010, alassane ouattara ne remplissait pas les conditions posées par l’article 35 de la constitution du 1er août 2000 pour se représenter : la décision du président laurent Gbagbo faisant de lui un candidat exceptionnel, en application de l’article 48 de ladite loi suprême, n’était opérante que pour l’élection de 2010. c’est donc par trahison du peuple de côte d’Ivoire que le conseil constitutionnel a forgé le concept d’ «éligibilité dérivée», pour permettre à ouattara d’être candidat à l’élection pré- sidentielle en 2015. là encore, ouattara a opéré un passage en force pour se maintenir au sommet de l’etat, sans avoir pu obtenir ni la légalité ni la légitimité souhaitées. légitimité dérivée, ceI de lé- galité douteuse et illégitime, taux de participation de 11% des électeurs à la présidentielle de 2015, ouattara reste, au sommet de l’etat, un chef illégal et illégitime. c’est de l’imposture. l’élection de 2015 lui a donné la pleine conscience qu’il ne peut pas être élu en côte d’Ivoire dans le cadre d’une véritable compétition électorale. le fait qu’il refuse de régulariser la composition et le fonctionnement de la commission électorale avant la fin de son mandat trouve sa justification dans cette imposture contre la démocratie en côte d’Ivoire.

 

16°) en l’état actuel des choses, la crise relative à la reforme de la commission électorale indépendante s’explique par le fait qu’alassane ouattara sait que des élections transparentes n’arrangent pas son régime. Il a conscience que, non seulement en 2011 il est parvenu au sommet de l’etat par la force, mais ses années de gestion du pouvoir ne l’ont pas rapproché du peuple ivoirien. au contraire, sa pré- sence musclée au pouvoir crée chez l’écrasante majorité des citoyens un bouleversement spectaculaire dans les consciences et dans les mentalités. sa politique de «rattrapage ethnique» a divisé la population en deux camps distincts : son camp, celui des rebelles et des suppôts de la rébellion, dont l’union a été renforcée par la création du rHdP en 2005 à Paris, connaît à pré- sent une crise interne aigue et relative au partage des privilèges du pouvoir. au rHdP, chacun cherche en vérité à s’accommoder d’élections truquées, pour avoir la grosse part du ‘’gâteau’’. ces gérants actuels du pouvoir sont des politiciens qui pensent généralement que la fraude fait partie du jeu électoral. au regard de tout ce qui vient d’être décrit, on peut af- firmer que m. alassane ouattara ne peut pas être considéré comme une personnalité en mesure d’accéder aux valeurs démocratiques et de s’élever à la hauteur de leur mise en œuvre. en dépit de la propagande, dont il continue de bé- néficier de la part de la presse étrangère, personne ne peut désormais cacher qu’alassane ouattara n’est pas un démocrate. a ce titre, il a raté tous les rendez-vous avec la démocratie.