Suite à l’annonce du Président Ouattara d’accorder la grâce présidentielle à 2942 détenus de droit commun conformément à l’article 66 de la Constitution, Boubacar Koné, premier secrétaire général adjoint du Front populaire ivoirien (FPI) et Mamadou Koulibaly, président de Liberté et démocratie pour la République (LIDER) réagissent.

 

« Chaque année, Ouattara fait les mêmes annonces qui ne sont jamais suivies de faits concrets. Qu’ils fassent le point du nombre exact de prisonniers qu’il a libérés après l’annonce de 2016. Ouattara a été constamment raillé sur le chiffre de 3000. 3000 morts, 3000 prisonniers politiques. Cette année, il a innové en disant 2942 prisonniers. », a indiqué Boubacar Koné, joint ce jour par téléphone. Et l’ex-chef du protocole de Gbagbo de formuler un vœu à l’endroit du Président Ouattara. Celui de libérer tous les prisonniers politiques cette année et d’éviter toute discrimination en raison du choix du terme prisonnier de droit commun. Toutefois, il regrette que le chef de l’Etat ‘‘plaisante’’ avec la vie de ses frères.  Même son de cloche pour Mamadou Koulibaly, président de LIDER. « S’il le fait, c’est bien. Nous voulons la paix en Côte d’Ivoire. Les parents de ces personnes ne sont pas à l’aise. Ce sont des Ivoiriens. On peut les pardonner. », a-t-il fait savoir. Pour rappel, le président Ouattara avait annoncé le 31 décembre 2016 à l’occasion de son traditionnel discours à la Nation une grâce présidentielle pour 3100 prisonniers de droit commun. Gnénéma Coulibaly, ministre de la justice de l’époque avait indiqué qu’une centaine de prisonniers politiques pourraient en bénéficier. Le FPI dont les leaders et partisans constituent le plus gros effectif de ces détenus attend toujours. Selon un rapport confidentiel, plus de 300 prisonniers ne sont pas encore passés devant un juge.