Une affaire de décès d’une femme en couche, à la maternité de l’hôpital général de Yopougon-Attié, secoue actuellement cet établissement sanitaire. Selon les témoignages, dame Brou Amoin Bassiaba Thérèse, 31 ans, qui était à sa première grossesse, a rendu l’âme, mercredi dernier, tôt le matin à la suite de son évacuation après constatation d’un accouchement difficile au centre de santé communautaire de Yopougon-Lokoua. «Notre sœur a accouché d’un bébé de sexe masculin mercredi à 3h du matin au centre de santé de Lokoua qui est vivant. Mais, elle a perdu beaucoup de sang.

 

Devant cette situation préoccupante, puisque les agents de santé ne disposaient pas du matériel adapté, notre sœur a été évacuée avec beaucoup de retard, dans un taxi communal de Yopougon, à l’hôpital général, sur recommandation de la sage-femme. Mais, arrivée à la maternité, à 4h, Thérèse n’a pas bénéficié d’une prise en charge médicale immédiate des sages-femmes. Elles étaient occupées à faire autre chose alors que ma sœur agonisait. Tout au plus, les sages-femmes nous ont dit de la faire coucher à même le sol. Puis, elles nous ont demandé d’aller acheter du plasma au centre de transfusion sanguine de Treichville. Surpris par cette démarche, un agent du centre a joint le docteur Touré, de service ce jour-là, pour lui dire d’aviser son supérieur hiérarchique afin d’avoir le Ok de leur administration pour la délivrance de ce produit sanguin. Peine perdue, car il n’y avait aucun responsable pour décanter cette situation. Et notre sœur est décédée sans recevoir les soins appropriés.

 

Que c’est cruel ce que ces agents ont fait ! Nous allons porter plainte contre l’hôpital général de Yopougon-Attié pour non-assistance à une patiente ayant entraîné un homicide», a indiqué N’Guessan Kouamé, délégué médical et parent de la défunte qui a soutenu avoir été roué de coups par un médecin de la maternité lorsqu’il s’est plaint de l’indifférence des agents face à la nourrice agonisante. Hier matin, lors de notre passage, la directrice de l’hôpital était en réunion de crise avec le personnel pour tirer cette affaire au clair et dégager les responsabilités. Elle n’a donc pas pu nous recevoir pour donner la version du centre hospitalier sur cette affaire. 

 


Publié le samedi 26 mars 2016 | Notre Voie