Alassane ouattara, comme à son habitude, vient de forcer le passage au détriment de ses principaux alliés du PDCIRDa, pour la création du parti unifié RhDP. Pour arriver à ses fins, il a provoqué un conflit ouvert au sein de la coalition du même nom formée juste pour la haine contre Laurent Gbagbo, et qui a été installée au pouvoir, le 11 avril 2011, par l’armée française prostituée par nicolas sarkozy.

 

De toute évidence, la rupture prévisible entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDa) et le Rassemblement des Ré- publicains (RDR) les deux gros bras du Rassemblement des houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RhDP, coalition au pouvoir) semble désormais inéluctable, voire irréversible, au vu des derniers développements de l’actualité politique. Le chef de l’etat imposé par sarkozy à la Côte d’Ivoire s’est fait élire au forceps président du parti unifié RhDP naissant, à son assemblée constitutive du 16 juillet 2018 à l’hôtel Ivoire. son allié henri Konan Bédié, président du PDCI, grillé devant comme derrière par ouattara, a opposé une fin de non-recevoir à la mascarade.

 

au cours de cette passe d’armes désormais publique entre les deux alliés, alassane ouattara a bénéficié de l’apport de certains cadres du PDCI-RDa qui, assis à la table du repas gouvernemental, ont choisi de piétiner la discipline de leur parti en désobéissant frontalement au mot d’ordre de Bédié. Ce conflit ouvert confirme, plus que jamais, la propension du régime de l’unique Premier ministre d’houphouët-Boigny à porter la division dans tous les partis du landernau politique ivoirien. Depuis son installation sanglante à la tête du pays, ouattara a réussi à émietter la quasi-totalité des formations politiques, à la suite de crises parfois violentes parrainées par lui au sein des états-majors.

 

ouattara échoue sur l’incassable FPI de Laurent Gbagbo

 

Premier champ d’expérimentation de sa politique de division, le Front populaire ivoirien (FPI). Le parti créé par le président Laurent Gbagbo é été la première victime des penchants hégé- monistes et déstabilisateurs du régime parachuté par la coalition franco-onusienne, un certain 11 avril 2011.

 

Debout et percutant dans ses actions politiques, le FPI sera la cible du régime peu enclin à la démocratie à travers celui qui était encore son président, Pascal affi n’Guessan. sorti de prison dans des conditions qui continuent de perturber ses anciens camarades, affi s’est révélé être le bras séculier de ouattara pour dénaturer la lutte du parti et «tourner la page Gbagbo». au moment où le FPI était décapité avec la déportation du président Gbagbo, l’emprisonnement de plusieurs de ses dirigeants dont la vice-présidente simone ehivet-Gbagbo et plusieurs autres en exil, et que les militants attendaient de jouer leur rôle d’opposants politiques, «pactiser avec le diable» était le choix de affi n’Guessan. Mal lui en prit. Même avec le soutien de son parrain, ouattara, affi a buté sur le roc abou Drahamane sangaré, co-fondateur du FPI, fidèle parmi les fidèles de Laurent Gbagbo. Finalement vomi et exclu du parti pour «haute trahison et collusion avec le régime Ouattara», à l’occasion du 3ème Congrès extraordinaire de Mama, le 30 avril 2015, affi est devenu un élément inutile sur les bras de ouattara. Dé- crédibilisé et désormais sans poids politique,

 

il n’a jamais fait parti des gouvernements «récompenses» de ouattara. en face, abou Drahamane sangaré a mis un solide frein au pourrissement du parti, coupant ainsi l’herbe sous les pieds de ouattara qui comprendra finalement qu’il a perdu la bataille  de caporalisation du FPI.

ouattara fait passer le «PIt» de la Gauche à la Droite !

 

C’est au deuxième coup d’essai que ouattara a repris confiance en lui-même, après son échec face à sangaré. Le Parti ivoirien des travailleurs (PIt) de l’ex-pré- sident du Conseil constitutionnel, Francis Wangah Wodié, a connu des remous en son sein au début de 2015. Daniel aka ahizi, son président légitime sera vivement contesté lors d’un congrès extraordinaire en août 2015 par une dissidence dirigée par le Pr. séka séka Joseph, choisi par ouattara. ses premiers mots seront pour justifier le fait que son «prédécesseur voulait inféoder de façon unilatérale le parti à des formations politiques qui, elles-mêmes, se cherchent des béquilles». Comprenons juste que la création de la Coalition nationale pour le changement (CnC), opposition anti-ouattara fondée en mai 2015 et dont le FPI resté fidèle à Gbagbo était membre, a été la raison de la guerre peu des dissidents PIt de séka séka. Rapidement, l’homme et ses suiveurs sont allés, la queue entre les pattes, à la soupe populaire. Leur volonté de manger a été assouvie par leur entrée au gouvernement ouattara au sein de la coalition droitière RhDP. Ils ont ainsi tordu le cou à l’histoire du PIt, l’un des premiers partis de la Gauche socialiste avec le FPI. Pour manger

ouattara crée trois têtes au MFa d’anaky Kobéna

 Le troisième cas de la destruction des partis par ouattara est celui du Mouvement des Forces d’avenir (MFa) d’Innocent anaky Kobena, ancien transfuge du FPI et membre-fondateur de la coalition RhDP. Donc, un parfait cas de fratricide. Reprochant à la plateforme politique de l’avoir royalement oublié, anaky va se faire entendre par des sorties «incommodantes» pour ses alliés. ses premiers soucis se feront jour avec l’épisode d’une première tentative de récupération le 28 septembre 2013, lors d’un congrès extraordinaire où ngbala Yao, un cadre du parti, sera investi à la place d’anaky Kobena, qui reprendra la main malgré l’avertissement qui l’a quelque peu fragilisé. toujours aussi alerte, il dénoncera la manœuvre de ses alliés, et ses critiques se feront plus acerbes. Il se fera à nouveau violemment contesté à la tête du MFa par un de ses lieutenants et très proche de ouattara, Moutayé anzoumana, après des ré- serves émises en 2014 sur l’indépendance de la Commission électorale indépendante (CeI) de Youssouf Bakayoko. anaky Kobena, dans une lettre ouverte, avait insisté sur «la nécessité de mettre en place un organisme réellement indépendant». Pour lui, l’idéal était d’arriver à une CeI à «Exécutif zéro». ananky s’est trompé de tribune : Faire ainsi l’écho des exigences de l’opposition ne pouvait être acceptable pour alassane ouattara et pour le RhDP. La tentative de le dégager du MFa occasionnera la scission du parti avec deux têtes : Moutayé anzoumana, choisi par ouattara et bombardé à la tête d’un éphémère ministère de

 

 

l’entreprenariat national, de la Promotion des PMe et de l’artisanat par alassane ouattara. Le «repas» vite terminé pour lui, son autorité sera contestée à la tête du MFa et depuis fin août 2017, un bureau politique l’a suspendu pour “manquements graves”. siaka ouattara, son adversaire interne et nouveau choix de ouattara, a été reconnu par la direction du RhDP. Le MFa a désormais 3 têtes et les militants ne savent plus à quel saint se vouer ! L’uPCI refuse «le dédouanement» pour les beaux yeux de ouattara ! Quatrième coup dans le marigot politique en Côte d’Ivoire, les déboires au sein de l’union pour la Côte d’Ivoire (uPCI, membre de la coalition RhDP) de l’ancien directeur des Douanes ivoiriennes sous le président Gbagbo, Gnamien Konan. L’uPCI est aujourd’hui un parti en proie aux difficultés à l’image du MFa. Le débat sur le parti unifié ayant totalement dénaturé toute collaboration sereine. Parti le 10 juin 2017 de la tête du parti à la suite d’une démission dont la raison officieuse est son refus du parti unifié, Gnamien Konan a été remplacé par Me soro Brahima qui donnera la parole à ses militants au cours d’un congrès extraordinaire le 28 avril 2018 pour se prononcer sur l’adhésion au parti unifié RhDP. Le résultat sera un «non» retentissant avec plus de 94% de plus de mille congressistes. Les militants de l’uPCI venaient ainsi d’ouvrir la boîte de pandore. De vaines pressions sont, depuis, exercées sur soro Brahima et la direction de son parti qui ont décidé de respecter le choix démocratique. en face, certains cadres pro-ouattara, pour ne pas dire affamés, ont organisé un nouveau congrès extraordinaire pour clamer leur adhésion au parti unifié. Me soro Brahima, lors d’une visite de la direction de son parti à Bédié, le 5 juillet dernier, n’a pas manqué l’occasion de réaffirmer que «notre NON au parti unifié est clair et définitif». Estimant que pour le second congrès qui a validé l’adhésion au parti uni- fié, «il s’agit d’une forfaiture et une manipulation orchestrées par une minorité avec le soutien actif de cadres du RDR pour faire prévaloir le mensonge et la vénalité sur la vérité et une vision pour la Côte d’Ivoire». Ouattara crée des clans rivaux qui font déjà un mort au RDR ! Cinquième coup à signaler, enfin, le RDR. Eh, oui, à force de créer la division chez les autres, Ouattara a fini par diviser le RDR, son propre parti. Peut-être par pudeur, et pour la beauté de la soupe populaire, les militants du violent parti ne font pas encore attention aux clans déjà prêts à en découdre : les clans Soro, Amadou Gon et Hamed Bakayoko. Pour le moment, c’est le camp Guillaume Soro Kigbafori qui compte ses victimes : déjà un mort par coup de couteau à Korhogo et le directeur de protocole, Soul To Soul gardé au frais et sans jugement en prison ! et ouattara poussa Bédié à l’école de sangaré Dans cette atmosphère de «mélange» des partis politiques et de tout le pays entier par ouattara, le PDCI peut, pour l’instant, se réjouir d’avoir circonscrit les actions du mouvement dissident «Sur les traces d’HouphouëtBoigny» fomenté par son ancien porte-parole, Kobenan Kouassi adjoumani, ministre des Ressources animales et halieutiques. henri Konan Bédié semble montrer qu’il a assez de cran pour éviter de se contenter des principes. en décidant de nommer et de reconduire des militants du PDCI dans son gouvernement sans s’en référer au président du parti, l’intention de ouattara est d’introduire une cellule cancéreuse dont le rôle principal sera de phagocyter toutes les cellules du corps PDCI-RDa et décrédibiliser ainsi henri Konan Bédié et la direction légitime du parti. Ce cancer avait pris la forme de la dissidence «Sur les traces d’HouphouëtBoigny» dont les membres sont redevables à souhait à ouattara. ayant senti le danger, Bédié a pris des décisions courageuses et vigoureuses qui pourraient anéantir «la chienlit» qui s’installait dans le parti : Il a mis fin, de façon sèche et sans appel, aux fonctions des 12 ministres PDCI accrochés à ouattara pour détruire le PDCI de l’intérieur. sur ce point là, henri Konan Bédié, après avoir soutenu ouattara contre le Front populaire du président Laurent Gbagbo, vient d’emboîter le pas à abou Drahamane sangaré. Bédié apprend à enfin que «le Gardien du temple» était raillé et présenté comme «trop dur» à tort. Bédié réalise que sangaré a été bien inspiré d’organiser le Congrès extraordinaire de son parti à Mama, le 30 avril 2015, pour vider le ténia inoculé au FPI par ouattara, avec l’aval de tout le RhDP. Bien entendu, le PDCI-RDa est désormais inscrit sur la liste provisoire des partis politiques rongés par la scission.

 

Mais en retour, le PDCI-RDa a mis au grand jour la stratégie politique hideuse par laquelle alassane ouattara montre sa vraie nature du plus grand diviseur commun des Ivoiriens. sans exclusive .