Gouvernance Ouattara ou la catastrophe

Ils sont de plus en plus nombreux, les Ivoiriens, à le dire clairement : la Côte d’Ivoire est mal gouvernée avec Alassane dramane Ouattara. A la tête d’un comité interministériel pour redresser l’économie nationale, en qualité de Premier ministre, puis chef de l’Etat depuis la prise sanglante du pouvoir grâce à l’armée française et à l’Onu, la gouvernance de Alassane dramane Ouattara se présente comme un cauchemar pour la Côte d’Ivoire. On a beau chercher dans tous les recoins de la vie politique, économique et sociale du pays, on ne trouve pas une once de fait de le féliciter, même pas une infime action en faveur de la Côte d’Ivoire. doué pour la parole, voire pour le baratin, Ouattara a fini par se révéler rapidement incapable de diriger la Côte d’Ivoire, un pays pourtant si riche, qui ne fait pourtant que s’endetter pour survivre.

Ceux qui magnifient les actions de Alassane Ouattara refusent de voir que toutes ces ‘’satisfécits’’ décernés par la ‘’communauté internationale’’ sont un cache-sexe d’une contrepartie des services qu’il rend à ses soutiens. Tous les programmes de développement sont en réalité, à travers corruption et ‘’rattrapage’’, des opportunités d’enrichissement pour le ‘’cercle’’, sans réel impact sur la vie des populations ivoiriennes. A l’exemple de ces infrastructures qui n’obéissent pas aux normes de réalisation parce que le maître d’ouvrage est tenu de mouiller la barbe de toute une chaîne de commandement. Que dire des approches élitistes, c’est-à-dire déconnectés des vrais besoins du peuple ‘’d’en bas’’; irresponsables car absence de transparence et de reddition des comptes, privilégiant le bureaucrate sur l’entrepreneur dont on refuse de payer les factures sous des pré- textes politiques. Or, seul ce dernier peut créer de la richesse et des emplois. Aussi, avec une telle approche dirigiste de l’économie, on ne pourrait que créer de la corruption, de la gabegie, de la rente au lieu de créer des entreprises, de la richesse et des emplois. En d’autres termes, les bailleurs de fonds qui soutiennent encore la Côte d’Ivoire pour avoir placé leur poulain à la tête du pays, en plus de la prime à la dictature, accordent une prime à la mauvaise gouvernance et aux mauvaises politiques économiques

 

Quand on y ajoute le népotisme, la corruption, la gabegie, la «tribalisation» de l’administration,... on n’est pas étonné de vivre dans une Côte d’Ivoire fissurée : d’un côté des indigents chroniques à court de liberté, vivant dans un concept de survie, et de l’autre ceux qui profi- tent de la situation et recherchent à pérenniser par tous les moyens, leur position. Le dossier que nous entamons ce jour est là pour montrer la face hideuse de la gouvernance Ouattara.