Le président du collectif des victimes de guerre de Côte d’Ivoire (CVG-CI), Issiaka Diaby, bien connu en Côte d’Ivoire pour être le défenseur acharné des victimes des crises ivoiriennes, voulais ajouter une corde à son arc et  changer carrément d’activités.  En soit, ce n’était pas une mauvaise chose. Mais, voilà que l’homme a choisi la voie, peu honorable, du bien mal acquis. Notamment, du gangstérisme d’État, de la voyouterie et du banditisme,  dans le pur style de la mafia pour parvenir à ses fins.  Devenir un puissant  industriel en Côte d’Ivoire. Sans investir un seul sous en poche… 

La plainte portée contre lui et son acolyte, un certain Koné Kanvolo, auprès du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Yopougon fait état de «  trafic d’influence, occupation illégale de propriété, distraction de biens et ressources, faux et usage de faux, escroquerie ».   Alors, lorsque la société AFRICA STELL, sise en zone industrielle de Yopougon, spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de fer à béton, connaît des difficultés financières qui ont porté gravement atteinte  à sa trésorier, Diaby Issiaka, se représente en sauveur.  A  M. CHAABI Hussein Kalil,gérant de la société, le président des victimes de Côte d’Ivoire  se présente comme un prospère  Directeur général de la société SIEXTAC.  Une société fictive,  qui n’a aucune existence légale, selon nos sources. Il n’empêche. Diaby Issiaka fait, le 6 juin 2019, une offre alléchante de reprise de l’entreprise en difficulté.  Il fait croire qu’il est en partenariat avec un ministre, en l’occurrence Hamed Bakayoko, ministre de la Défense et du colonel des Forces armées de Côte d’Ivoire, Issiaka WATTAO.

 

Ceux-ci devraient apporter les financements nécessaires à la relance de  l’usine.  Un  leurre… Il brise ainsi la méfiance des responsables de l’entreprise.  Diaby Issiaka, au nom du ministre Hamed Bakayoko, Issiaka WATTAO  et son entreprise fictive, s’engage à régler la totalité de la dette d’AFRICA STELL, à hauteur de 1 milliard huit cent dix-huit millions huit cent soixante  mille huit cent trente-cinq Fcfa ( 1.818.860.835) Fcfa.  Il s’engage ensuite à verser à AFRICA STELL, un franc symbolique et la somme globale forfaitaire de deux cent cinquante millions ( 250.000.000 )  Fcfa, avec à la clé, la préservation des emplois.

 

S’appuyant sur ce protocole d’accord non notarié, Diaby Issiaka, sans bourse délier, c’est-à-dire sans avoir verser le moindre radis à AFRICA STELL, prend possession de la société, de ses biens et de ses ressources, notamment financières, le 22 juin 2019.  Il fait enlever, nuitamment tous les véhicules roulants et un chariot élévateur vers une destination inconnue, avec la complicité de Koné KOVOLO et BAMBA Ibrahim, deux travailleurs  d’AFRICA STELL Il devient,a insi, le nouveau DG de la société d’AFRICA STELL  Sans avoir tenu aucun de ses engagements, Diaby Issiaka s’est approprié de force la société, avec l’aide d’un colonel, dont nous gardon secret, pour l’heure,  le nom. Il boucle l’entreprise avec des militaires, notamment des éléments des FACI et du CCDO, interdisant, sous la menace de leurs armes et de la violence, l’accès du site à ses dirigeants légaux.  Diaby Issiaka en profite pour distraire, à sa guise, illégalement, les biens inscrits à l’actif immobilisé  d’AFRICA STELL.  Devenu « propriétaire », le président du collectif des victimes de Côte d’Ivoire  se met  à exploiter l’unité industrielle avec une société commerciale et perçoit, en toute illégalité, depuis le 5 septembre 2019, toutes les rémunérations découlant dudit contrat.  Il  s’agit, entre autre, de l’entreprise Fer Ivoire, partenaire d’AFRICA STELL   Il encaisse, en l’espace de deux mois, la somme de soixante millions ( 60.000.000 ) de Fcfa. Au moment de son arrestation, le jeudi 7 novembre 2019 par le colonel Issiaka WATTAO et ses hommes,  il était en train d’encaisser la somme de 16 millions de Fcfa.  Finalement, en lieu et place d’un apport personnel initial de la somme de 1.180.000.000 de Fcfa annoncée pour désintéresser les créanciers d’AFRICA STELL, et de l’importation de 4.000 tonnes de matières premières pour la pleine relance de l’activité d’exploitation, le paiement de la  somme de deux cent cinquante millions ( 250.000.000 ) de Fcfa à M. CHAABI Hussein Kallil, Diaby Issiaka a plutôt soutiré les ressources de la prestation estimées à la  somme de soixante millions ( 60.000.000 ) de Fcfa en l’espace de deux mois.  Et, lorsque les responsables d’AFFRICA STELL se rendent compte de la grosse arnaque dont ils sont victimes, Diaby Issiaka, sans le moindre scrupule, saisit la Brigade de recherches et fait arrêter M. CHAABI Hussein Kalil et son fils. Ceux-ci sont  gardés  au secret, à Grand-Bassam, avec la complicité d’un commandant de la Brigade de recherches. Maître  Ibrahim BAKAYOKO, dont le Cabinet suit cette sombre affaire d’expropriation, fait grand bruit autour, dénonçant « un gangstérisme d’État ». C’est alors que l’affaire parvient aux oreilles du ministre Hamed Bakayoko et du colonel Issiaka WATTAO.  Ce dernier, à la tête d’éléments des FACI,  fait une descente musclée dans l’usine le jeudi 7 novembre 2019 et sur place, procède à l’arrestation du président du collectif des victimes de Côte d’Ivoire qui venait, lui-même, de faire de grandes victimes dans le milieu économique en Côte d’Ivoire. Il était en train de percevoir la somme de 16 millions de Facfa d’un partenaire de la société d’AFRICA STELL. Interrogé, Issiaka  Diaby  a avalé sa langue.  Mis à la disposition de la Brigade de recherches au Plateau, Diaby Issiaka et ses présumés complices devraient, incessamment répondre des faits mis  à leur charge, devant le Procureur de la république de Yopougon.  Nos tentatives de le jouindre, depuis deux jours pour avoir avoir sa version des faits  sont restés vains. Alors que le chef de l’État, Alassane Ouattara et son Premier ministre Amadou Coulibaly, font des mains et pieds pour attirer des investisseurs en Côte d’Ivoire,  il se trouve des gens, de l’acabit  de Diaby Issiaka pour les faire fuir.  C’est pourquoi, le procureur du Tribunal de première instance  de Yopougon veut frapper fort, dans cette affaire qui souille, au plus haut point, l’image du pays.  Par soit transmis du 12 novembre 2019, sous le N° 3648, il a  instruit le Commandant de la Brigade de recherches d’Abidjan  afin de «  procéder à tous  les actes nécessaires à la manifestation de la vérité et nous rendre compte pour d’éventuelles instructions ».  Signalons que Diaby Issiaka et ses présumés complices sont  poursuivis pour «  trafic d’influence, occupation illégale de propriété, distraction de biens et ressources, faux et usage de faux, escroquerie ».