Kandia Camara a affirmé le jeudi 5 mars 2020 à Yamoussoukro que de hautes personnalités traditionnelles l’on chargé de demander à Ouattara de faire un troisième mandat.

Justin Koua, secrétaire général adjoint du Front populaire ivoirien (FPI) de la mouvance Laurent Gbagbo, n’a pas tardé à répond à Kandia le samedi 7 mars 2020 à Niablé.
Deux mois après son accident de la circulation, Justin Koua, secrétaire général adjoint du FPI a en effet tenu un meeting le samedi 7 mars à Niablé, à l’est de la Côte d’Ivoire. Il n’a pas porté de gants pour répondre à la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Kandia Camara.
« J’ai entendu une dame qui est au gouvernement qui confond les travaux de ménage ainsi que les travaux du gouvernement. Je l’ai entendu cependant dire que les chefs traditionnels l’avaient envoyé pour aller lui dire de faire un troisième mandat. Les chefs religieux m’avaient dit d’aller lui dire (Alassane Ouattara) de faire un troisième mandat. Je ne dis pas le nom de la dame parce qu’elle ne mérite aucun respect », a avoué Justin Koua.
Rappelons que la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Kandia Camara a pleuré le jeudi 5 mars, suite à l’annonce du président Alassane Ouattara de ne pas briguer un troisième mandat. Ses pleurs avaient ému certains et surpris d’autres. C’est sans doute pour ça que Désiré Tanoé Amon, roi des N’Zima pleurait lors de la cérémonie.

Notons que le mercredi 8 juin 2016, sa majesté Nanan Désiré Tanoé Amon roi des N’Zima et président du directoire de la chambre des rois et chefs et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire avait livré la position de ses pairs sur la question des conditions d’éligibilité à la présidence de la république. « Nous avons dit que le mandat de cinq ans était une bonne période d’exercice du mandat et qu’on peut retenir deux mandats. Mais compte tenu de ce que nous souhaitons, c’est-à-dire de faire passer l’âge d’éligibilité de 40 à 35 ans, il faudrait pouvoir coupler cela avec la possibilité de ce que le président puisse après deux mandats, briguer un troisième », avait déclaré le roi de Grand-Bassam.