«J e suis venu pour vous réaffirmer que le FPI est né pour arranger ce qu’ils ont dérangé», a dé- claré le secrétaire général par intérim du FPI de Gbagbo, Koné Boubakar, dès l’entame de son adresse aux militants de la Cité du Port à Vridi. La fine pluie du jour (dimanche 8 octobre dernier), n’a pas eu raison des militants et sympathisants du FPI de Gbagbo, qui ont effectué nombreux le déplacement. Le porte-parole du parti de Laurent Gbagbo, Koné Boubakar, en éveilleur des consciences, s’est prononcé sur les raisons qui ont milité à l’entrée de Laurent Gbagbo et du Front populaire ivoirien (FPI), dans la vie politique ivoirien.

 

Ces raisons qui, selon lui, sont d’actualité. «Laurent Gbagbo est venu à la politique parce que les animateurs du PDCI ont trahi la lutte. Le PDCI-RDA est arrivé au pouvoir après des élections démocratiques en 1953, avant de devenir une dictature à partir de 1963. C’est pourquoi un certain Laurent Gbagbo a décidé de reprendre la lutte pour la liberté et la démocratie, là où le PDCI la laissée», a expliqué le disciple de Gbagbo, avant d’indiquer que depuis la perte du pouvoir en 1999, le vieux parti est devenu un parti de suiveurs. «Sans scrupule et sans honte, ils (ndlr : les animateurs du PDCI) ont décidé de suivre tous ceux qui gouvernent, rien que pour manger. Le FPI est venu au monde pour arranger tout ce que le PDCI a dérangé», soutient-il.

 

L’invité du jour n’a pas manqué de rappeler les grands moments qui ont parsemé la marche vers la liberté de Laurent Gbagbo et ses camarades du parti, à commencer par la ré- pression de 1992 orchestrée par Alassane ouattara. Le coup d’Etat le plus long que l’humanité n’est jamais connu, réfé- rence faite à la crise qu’a connue la Côte d’Ivoire de 2002 à 2010, est selon lui un grand coup porté au peuple ivoirien, dans sa marche vers la démocratie et la liberté. «L’arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo ne pouvait pas plaire aux prédateurs de notre économie. Cette crise n’est pas une affaire de 2011. Nos adversaires ne sont pas ceux que nous voyons là, mais ceux à qui profite le pillage de nos ressources. Mais nous sommes de retour. Nous sommes aujourd’hui engagés dans le processus de notre retour au pouvoir, au plus tard en 2020. Il faut revoir le jeu électoral. Il faut se mettre en ordre de bataille. Nous sommes en route pour arranger ce qu’ils ont dé- rangé.

 

Laurent Gbagbo et son ministre Charles Blé Goudé sont en train de faire leurs valises pour nous rejoindre. Si Laurent Gbagbo est là, cela signifie que Simone Gbagbo et tous les prisonniers politiques sont libérés.

 

Nous pourrions donc combattre à arme égale. C’est pourquoi nous sommes en route pour arranger ce qu’ils ont dérangé. Laurent Gbagbo va revenir pour reprendre le combat là où on l’a obligé à le laisser. Nous sommes de retour pour prendre le pouvoir d’Etat et arranger ce qu’ils ont dérangé», a martelé le porte-parole de parti de Gbagbo, avant de faire part des ambitions de son parti aux militants : «Nous voulons une Côte d’Ivoire calme, prospère, solidaire et qui va de l’avant. Le programme des autres, c’est de manger. Ils n’ont pas de programme pour la sécurité des Ivoiriens, pour leur économie et leur santé. Regardez comment ils ont dérangé le pays. Je suis à Treichville pour dire que la ré- création est terminée. On va regarder ça jusqu’à quand ?». La rencontre à la Cité du port, a été aussi l’occasion pour Koné Boubakar de parler de la scène qui se joue au tribunal de La Haye, à la CPI, avec Mangou Philipe, qu’il qualifie de général félon.

 

«Un général qui négocie après son témoignage. L’homme a laissé sa dignité à la CPI. Le Président Gbagbo avait su que Mangou était un vendu depuis longtemps. Mais il a laissé faire pour ne pas casser l’armée», a-t-il fait savoir. Le porte-parole a aussi parlé de la perte des gisements de pétrole avec le Ghana, rappelant la sagesse qui avait guidé Laurent Gbagbo dans le partage équitable de ce gisement avec «le peuple frère du Ghana». L’orateur n’a pas manqué de se prononcer sur la chute du prix du kilogramme du cacao (de 1000 francs à 700 FCFA), le cas du franc CFA qui agit comme un poison qui empêche notre économie de se développer. C’est pourquoi il a demandé à la jeunesse de s’apprêter à reprendre de la lutte. «Apprêtez-vous, le FPI va bientôt vous appeler à descendre dans la rue», a-t-il recommandé. «Il faut mobiliser pour 2020, car il y a de l’espoir pour l’avenir, pour la reconquête du pouvoir d’Etat. Sans le FPI, la Côte d’Ivoire n’a pas son âme. Il est bon qu’on reprenne le pouvoir pour redonner l’espoir aux Ivoiriens, parce que le FPI est un parti qui n’a ni région ni religion. C’est un parti qui a pour religion la Côte d’Ivoire», a indiqué la fé- dérale FPI de Laurent Gbagbo Abidjan-Sud, omono Marie. dans sa prise de parole, le doyen Abou Cissé a affirmé que le FPI est prêt à faire la paix et à bâtir la Côte d’Ivoire pour les Ivoiriens. Car, a-t-il dit, Laurent Gbagbo est un homme qui est loin des considérations tribalistes. C’est quelqu’un qui a accepté de souffrir pour la Côte d’Ivoire. «Les Blancs qui l’on envoyé là-bas, ce sont euxmêmes qui vont le faire venir. Ceux qui ont pensé que la Côte d’Ivoire ne résistera pas ont eu tort. De la même manière que

 

Laurent Gbagbo est parti, c’est de cette même manière qu’il reviendra. Préparez-vous, car bientôt la Côte d’Ivoire reviendra à la Côte d’Ivoire», a dé- claré le doyen, avant d’indiquer que le ‘’Gardien du temple’’, Abou dramane Sangaré, est son digne représentant. dans la délégation conduite par le secrétaire général par intérim du parti de Gbagbo, Koné Boubakar, on a noté la présence du ministre Ettien Amoikon, des honorables yao yao Jules, Sokoury Bohui, Zérékoué, des Secrétaires nationaux Bamba Massani, diomandé Mami, Komono Béré david, Emma Touré, Kamé Kamé, Botty Eve Amoin, Ello ouésnir, Séka obodji, Billaud daniel, Fofana Lamizata et du Président de l’unapoci, Tié- hidé Ladislas.