Dans le cadre du suivi des actions gouvernementales, le

Front populaire ivoirien (FPI) resté fidèle au Président

Gbagbo a organisé avec un franc succès, le 4 mai 2013, un

séminaire sur le thème «Les enjeux de la reprise de l’endettement

de la Côte d’Ivoire par la gouvernance Ouattara». Ce

séminaire a montré que la gouvernance financière de Monsieur

Ouattara est exécrable avec sa conception politique

de ‘’rattrapage’’. Cette notion conjuguée avec un libéralisme

primaire donne au développement ivoirien un visage triste

avec son cortège d’immolation volontaire des adeptes d’hier,

des mutineries bruyantes aux fins de recouvrer les dus après

travail fait, des morts en cascades dans les prisons et/ou

dans les hôpitaux suite à des brimades physiques et morales

de prisonniers innocents de tout acte répréhensible, mais

ayant pour seul crime : être soupçonné d’aimer la politique

à visage humain de Laurent Gbagbo.

Les caisses de l’Etat sous Ouattara sont vides malgré la

gestion de l’entièreté du territoire de la Côte d’Ivoire et en

dépit de l’absence de coups d’Etat répétitifs, d’éléments

hostiles, comme il en avait habitué les Ivoiriens au temps de

Gbagbo. Par comparaison,Laurent Gbagbo a subi des dizaines

de tentatives de coup d’Etat d’octobre 2000 à août

2002.

Il espérait obtenir la paix après avoir formé un gouvernement

avec toutes les tendances politiques, y compris

les membres du rDr en août 2002. Mais mal lui en prit. Cet

acte, oh combien louable !

pour des dirigeants honnêtes recherchant le bonheur de leur

peuple, a déclenché chez Monsieur Ouattara et ses compères,

l’incitation à un coup d’Etat immédiat pour empêcher

les peuples ivoiriens de mieux apprécier la politique

salvatrice initiée par le Woody de Mama. La nuit du 18 au 19

survient. D’honnêtes hommes sont liquidés. Le coup d’Etat

échoue. Mais, les assaillants réussissent, avec la complicité

des Français et de l’ONU, à diviser le pays en deux parties

dont plus de 60% du territoire,zone CNO (Centre, Nord et

Ouest) leur revienne.

Le Président Laurent Gbagbo, gère moins de 40% du territoire.

Pourtant, il paie régulièrement les fonctionnaires et réalise son

projet de décentralisation du pays avec des Conseils généraux

affectionnant l’émulation. Les criminels, tueurs, violeurs

et buveurs de sang humain ont été entretenus par le Président

Gbagbo dans le secret espoir de les humaniser et les ramener

dans la société ivoirienne dont la construction requiert

l’effort conjugué de ses fils et non la désunion, les palabres

de ventre qui pourraient faire le lit de bailleurs de fonds rapaces

et véreux. Des rebelles sans aucun diplôme, ont reçu

comme première affection de travail, la fonction de ministre,

obérant ainsi le budget de l’Etat qui devrait servir à la

construction du pays. Le Forum de la réconciliation nationale

organisé par le Président Gbagbo n’a servi à rien.

Les chefs rebelles, Ouattara et Konan Bédié, grassement

payés, ont continué leur sale besogne de déstabilisation

pour retarder le développement du pays. Ils parviennent à

leur fin, le 11 avril 2011 en conjuguant leurs efforts avec

un certain président français Nicolas Sarkozy et l’ONU. Et

depuis cette sombre date, le pays est entre leur main.

Les produits de rente ivoiriens  sont achetés à vils prix.

La population souffre, le dénuementest total. Les routes

qui, semble-t-il, sont le fort deM. Ouattara, sont remplis de

nids de poule. Les immondicessont visibles partout. Abidjan

ploie sous le poids des ordures ménagères.

 

chaque bimestre. Les départements chargés de l’éducation

nationale et de l’enseignement supérieur organisent des examens

et concours où les postulants sont obligés de payer des

droits incommensurables.Pourtant, les établissements

publics sont dans le dénuement total. Au niveau de la

santé, les pharmacies et laboratoires ne donnent pas satisfaction.

Du moins, ils fonctionnent péniblement. L’insécurité

est galopante. Il n’existe pas de semaine sans

assassinat d’Ivoiriens dans tous les quartiers d’Abidjan.

Un tour dans les hôpitaux d’Anyama, Abobo et Yopougon

finissent par convaincre le plus sceptique.

Le mardi 22 mai écoulé, 8.400soldats ont perçu la somme de

5 millions de francs CFA par individu,suite à la mutinerie de

cinq jours qui a fait des morts et d’importants dégâts matériels

et collatéraux.

 

Après cette insurrection armée, la grogne s’amplifie au sein de la Grande muette, lit-on sur les réseaux sociaux. Pour prévenir un

éventuel soulèvement, le régime choisit de verser la prime

à un autre groupe d’ex-combattants appelé «les 300».

Mais cette fois-ci, il prend soin de le faire dans la plus grande

discrétion.

Selon les informations obtenues, le mercredi 24 mai dernier, tous les commissaires du groupe des «300» auraient reçu chacun neuf millions(9.000.000) FCFA, les officiers sept millions (7.000.000)FCFA chacun et les sous-officiers,cinq millions (5.000.000)FCFA chacun ». Mais qui sont

«Les 300» ?

Dès sa prise de pouvoir, le chef de l’Etat a inséré dans

chacun des corps armés (Gendarmerie,Police, Douane,

Eaux et Forêts, Gardes Pénitentiaires),300 éléments des

FAFN constitués essentiellement d’anciens rebelles. C’est

ce groupe composé au total de 1500 hommes qu’on a surnommé

«Les 300», en raison de ce nombre inséré par

corps. Contrairement aux démobilisés,

Les 300 sont très armés. Alors, il n’est pas question

pour le régime que ces derniers se révoltent. Cela fait

au bas mot 103 milliards de FCFA sans tenir compte de la

distinction de paiement deprimes entre gradés et sous-officiers, soit 1,4% du budget modifié et près de 4% du budget
initialement alloué aux salaires.

Les démobilisés ne sont pas pris en compte.

 

 

En outre, faut-il rappeler que Monsieur Alassane Dramane

Ouattara, devenu Monsieur Alassane Ouattara pour accéder

à la présidence de la république,est celui-là même qui

a monté la rébellion contre la Côte d’Ivoire parce qu’il appartiendrait au groupe musulman que ‘’des gens ne voudraient

pas voir prendre le pouvoir’’,selon la rengaine.

 

De 1993 à 2002, des dispositions ont été prises par lui pour retourner

l’opinion du monde entier contre les intérêts de la Côte

d’Ivoire tant que lui ne devenait par président. Il est devenu

chef de l’Etat le 6 mai 2011 après avoir marché sur les

corps de dizaines de milliers d’Ivoiriens et autres riverains,

du 18 septembre 2002 au 11 avril 2011. Et pourtant, Monsieur

Bruno Nabagné Koné,porte-parole du gouvernement

Ouattara, affirme sans sourciller : «Le gouvernement n’est

pas la cause des mutineries et des mouvements d’humeur. Il

est plutôt une victime de toutce qui se passe. ...».

Les Ivoiriens et les Africains sont-ils aveugles

ou amnésiques?

Qu’est-ce qui se passe dans la gouvernanceOuattara ?

Nous reviendrons sur l’analyse des postes du budget 2017 de M. Ouattara pour approfondir la compréhension de la gestion catastrophique,calamiteuse du régime des vampires au pouvoir. En

attendant, Ivoiriennes, Ivoiriens,réveillons-nous pour reprendre

notre pays en main.L’avenir de nos enfants en dépend.

Pourquoi Monsieur Ouattaradoit quitter le pouvoir

Le fonctionnement d’un Etat,qui plus est, d’un Etat démocratique,

repose sur des principesfondamentaux : Le chef de l’Etat est élu démocratiquement par la majorité des électeurs natifs du territoire

concerné. La conduite des affaires de l’Etat est faite de

façon transparente. La boussole de gouvernance repose

sur des plans stratégiques décomposés en plans annuels

opérationnels incluant un budget annuel, voté par le parlement.

L’équipegouvernementale doit rendre régulièrement compte de l’utilisation des fonds que le peuple,propriétaire du pays, a

confiés au chef de l’Etat pour gestion etc.

 

Mais que se passe-t-il pour La Côte d’Ivoire, sur le plan de

la gouvernance financière ?

Le chef d’Etat actuel est reconduit semble-t-il, le 28 octobre

2015, nonobstant le corps électoral de 9,28%.

 

Il a fait adopter par l’Assemblée nationale un plan national de développement (PND) et deux budgets annuels depuis lors.Le dernier budget voté par les députés membres de la Commission des affaires économiques et financières le 28 novembre 2016 est de 6.501

milliards de francs CFA (9,9milliards d’euros). Mais compte tenu de son déphasage d’avec les réalités du pays - la chute des cours du cacao de 35% depuis 2016 a été ignorée - le gouvernement à l’issue de son conseil hebdomadaire des ministres, du mercredi 10 mai 2017 a proposé un projet de loi rectificative du budget 2017 qui prévoit une baisse de 9% du budget. de 6.501 milliards FCFA est donc ramené à 6.447 milliards FCFA. En outre, depuis janvier 2017, la Côte fait l’objet d’agressions internes par des mutins de l’ex-locatai et de l’hôtel du Golf commanditaire des bombardements

et des tueries d’avant le 30 octobre 2010 - date du 1er tour de l’élection présidentielle - ces mutins ont exigé du chef

de l’Etat ivoirien la tenue de ses promesses de conquête

du pouvoir. Il s’agit du paiement à titre privé de 12 millions

FCFA. Ne pouvant plus se dérober après six ans de prise de

pouvoir, le chef de l’Etat actionne le Trésor public pour

payer les dus des mutins sur le dos du contribuable ivoirien ;

c’est-à-dire sans que rien ne soit prévu pour. Il leur a décaissé

85 milliards FCFA soit 1,32% du budget global de

2017 et 3,25% du budget initialement prévu pour les dépenses

de fonctionnement de l’Etat. Dans l’intention d’un camouflage

de l’impact, les experts du Budget ont revu les

dépenses ordinaires à la hausse de 2.616 milliards

FCFA budgétisés en début d’exercice à 2.691 milliards

FCFA, soit une hausse de 75 milliards FCFA, autrement dit

2,87% au lieu de 3,25%. Ainsi, contrairement aux principes

énoncés ci-dessus, le chef de l’Etat ivoirien a acquis

le pouvoir à la baïonnette comme aux XVIIe, XVIIIe et XIXe

siècles en Europe. Ce qui n’est pas du tout démocratique. De

plus, une fois au pouvoir, il provoque l’immigration des populations

subissant ainsi une paupérisation accentuée, ou un exil forcé vers les pays voisins à la Côte d’Ivoire.

A l’intérieur du pays, c’est la chasse à l’homme. Selon Dr Gbagbo Michel, près de 227 personnes soi-disant pro-Gbagbo sont

embastillées dans 10 goulags ‘’alassanistes’’ sur le territoire

ivoirien. Ces prisonniers de la haine dont nombre d’entre eux

n’ont jamais été présentés à un juge sont atrocement maltraités

et peuvent ‘’crever’’ sans que cela n’émeuve aucun membre

du gouvernement, encore moins le chef de l’Etat.

Comment cela peut-il surprendre,quand on sait que pour arriver

au pouvoir, les tenants ont fait tuer au bas mot plus de

16.000 pro-Gbagbo ou désignés comme tels. Aujourd’hui,

des organisateurs d’un congrès ex prison ferme alors

qu’un possesseur d’arsenal de guerre de 11 tonnes d’armes sophistiquées,de munitions et autres kalachnikovs, est auditionné et

relâché parce qu’ancien rebelle, membre de l’équipe des

tueurs d’hier.

Par ailleurs, le lundi 10 avril 2017 à Abidjan, s’est tenue

une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat

et de gouvernements de l’Union Economique et Monétaire

Ouest-Africaine (UEMOA).Les présidents des huit pays

membres : Côte d’Ivoire (Alassane Ouattara), Burkina Faso

(roch Marc Christian Kaboré),Bénin (Patrice Talon), Sénégal

(Macky Sall), Mali (Ibrahim Boubacar Keïta), Togo (Faure

Gnassingbé), Niger (Mahamadou Issoufou) et Guinée-Bissau

(José Mario Vaz), tous utilisateurs du franc CFA comme

monnaie, étaient présents à ce sommet.Pour le président ivoirien, le

Franc CFA est «sain et entre de bonnes mains». En d’autre

termes, l’heure n’est ni au changement de devise, ni au

retrait des réserves de change du Trésor public français.

Comment comprendre que d’éminentes personnalités africaines

soient accrochées à des systèmes prédateurs de

leurs peuples ?

Comment comprendre,au XXIe siècle, que des chefs d’Etat, ayant fait les mêmes hautes études que leurs homologues européens

ou américains, ou d’autres dirigeants du monde, puissent accepter

de brader leurs ressources intérieures sans sourciller. Et pourtant leur pays demeure désespérément pauvre.Hier, l’Afrique de l’UMOA devrait

donner ses ressources pour le développement de la France sans rien attendre en retour, si ce n’est que des conseillers et/ou assistants

français (1960-1973). Elle devrait accepter de recevoir 35%

des produits de leurs commerces extérieurs et déposer

65% au Trésor français (1974-1994). De plus, elle devrait accepter

sur son sol des paieries françaises par lesquelles transitaient

les 35% des sommes rapatriées avant qu’elles n’atteignent

les DAF ministérielles dirigées pour la plupart, par

des Français. En Côte d’Ivoire,Monsieur Guy Neray a demeuré

à la présidence de la république jusqu’à l’avènement

de Monsieur Laurent Gbagbo.

Le chef de l’état actuel de la Côte D’Ivoire crie à tous ceux

qui veulent l’entendre que : ‘’le meilleur cadeau que la France

a pu faire au peuple noir d’Afrique, c’est de lui donner

une monnaie’’. Et pourtant, l’imposition du franc CFA a eu des

conséquences incalculables sur l’essor de l’Afrique noire

que personne n’a le droit d’occulter.Le franc des colonies françaises

(FCFA) d’Afrique s’échangeait contre le franc français (FF) le 26 décembre 1945 à 1 FCFA contre 1,7 FF. Le 1er janvier 1948, 1 FCFA

s’échangeait contre 2 nouveaux

francs français.

En 1958,avec le retour au pouvoir du général De Gaule, 1 CFA ne

s’achetait plus qu’à 0,02 nouveau FF noté FrF. Le 11 janvier

1994, 1FCFA s’échange contre 0,01 FF. Aujourd’hui, le FF est

passé à l’euro pour 6,55957           unités de compte. 1 FCFA ne

vaut que 0,0015 euro. Cela signifie que l’Afrique UEMOA

vend désormais ses produits à

vils prix à l’Europe. En retour,l’Afrique, dont les économies

souffrent du manque de produits industriels finis, doit délier

bourse pour acquérir les marchandises européennes.

Quelle méprise !

La Côte d’Ivoire fait face à des revendications. La Banque

mondiale s’engage à apporter entre 60 et 75 milliards de

francs CFA d’aide budgétaire.Le FMI veut augmenter d’un

quart son allocation triennale.

L’Agence française de développement décide d’octroyer

un prêt souverain dont le montant reste à fixer. Enfin, le gouvernement propose de faire appel à l’épargne nationale et

lancera en juin un emprunt obligataire de six cents milliards

de FCFA.

Quelle honte ! Comment procède-t-il pour répartir les entrées

domestiques ?

Alassane Dramane Ouattara doit quitter le pouvoir.

Les Ivoiriennes et les Ivoiriens doivent se réveiller et agir pour

reprendre leur pays en main.Leur avenir en dépend.

 

Une contribution de Dr Boni Béda Economiste

 

 

L’actuel président ivoirien n’a cessé de bénéficier d’un soutien actif de la France et des organisations  internationales. Proche de Nicolas Sarkozy comme de plusieurs dirigeants  de gauche, Alassane Ouattara,qui fut directeur général adjoint du Fmi, a également ouvert le pays aux intérêts des grands.