Les Forces spéciales, c’est l’histoire d’un président de la république qui, en recourant à l’arme de la protection sécuritaire à outrance du fait de la crise postélectorale, sous prétexte de lutte contre le terrorisme et les «déboulonnages», croyait avoir fait le

bon choix. mais voilà que la mutinerie d’adiaké, Tengrela et Tabou dévoile à merveille que l’armée est un couteau à double tranchant : elle te rend le degré de considération que tu as pour elle. et

l’expérience de la Firpac aurait dû instruire alassane ouattara, lui qui était déjà Premier ministre. en gérant mal l’affaire

des primes, ouattara a juste réussi à dynamiter son armée. la faute qu’il a commise au regard de la mutinerie est une

bombe à déflagrations successives. elle a déchiré le cabinet chargé de faire sortir les fonds de la présidence en destination

des Forces spéciales, mis en ébullition les autres corps sociaux, indisposé jusqu’à ses propres partisans. ouattara

se retrouve donc dans la situation de l’arroseur

arrosé.

Peut-être que la dissolution des Forces spéciales est une solution à l’apaisement dans l’armée. Peut-être aussi que non.

Tout dépendra de la manière dont les éléments

sont traités. Car déshabiller Saint Pierre pour habiller Saint Paul ne résout pas forcément les problèmes de fonds

SOURCE Voie Originale