Ce n’est pas avec ce régime que nous aurons la preuve du contraire. Lui qui, durant des années, a bâti sa stratégie de prise et de conservation du pouvoir sur le mensonge permanent. Il avait déjà bien commencé en 2000 avec la création d’un charnier qu’il a

été le premier à découvrir. Le premier à avoir informé la

presse internationale. Le premier à avoir identifié les morts. Le premier à certifier que les victimes étaient toutes des nordistes. Par la suite, le rapport de la commission d’enquête a révélé, contre toute attente, qu’il se trouvait de l’eau dans les poumons de certaines dépouilles.

Pourtant, il n’existe aucun cours d’eau derrière la Maca. Mystère !

Puis, il y a eu la guerre pour «la restauration des nordistes

». Une guerre menée sur fond de mensonge. Le mensonge sur l’exclusion des enfants du nord avait tellement fait le tour du monde qu’on s’était convaincu que Gbagbo avait rayé le nord de son programme de développement. Mais depuis bientôt 7 ans que le régime qui prétendait se battre pour l’épanouissement du

nord est au pouvoir, rien de notable n’a été bâti pour

les nordistes. A part «le rattrapage ethnique» qui bénéficie

à une infime partie de privilégiés, le nord partage les mêmes souffrances que les autres Ivoiriens.

Vous souvenez-vous de l’épisode Guy André Kieffer ?

Un autre gros mensonge. Gbagbo et son épouse avaient été désignés comme auteurs de l’assassinat de ce journaliste. L’actuel régime disait d’eux qu’ils faisaient obstacle à l’éclosion de la vérité. Où en

sommes-nous aujourd’hui avec cette affaire ?

Le régime peine à retrouver les traces de la vérité qu’il disait pourtant connaitre. On sait aujourd’hui que le journaliste

enquêtait plutôt sur une filière où ils avaient de gros intérêts.

 

La priorité du régime semble être désormais ailleurs. Et pour cause, comment faire pour que le couvercle ne soit jamais ôté sur le mensonge que Fatou Bensouda défend à la CPI ?

Voici actuellement l’axe majeur du régime.

A la CPI, on assiste à une sorte de spectacle de cirque.

Les témoins à charge venus en soutien aux thèses farfelues

de Fatou Bensouda, se transforment en témoins à décharges. Ils se surprennent en train de battre en brèche leurs dépositions faites au bureau du procureur au lendemain du renversement de Gbagbo. Ces revirements, révélateurs du mensonge savamment monté

pour traduire Gbagbo devant cette cour, ne sont pas les plus hallucinants. Pas plus tard que cette semaine,

un témoin à charge, professeur d’université et expert

en Adn, a levé le voile sur un mensonge au centre de la

forfaiture. Il a affirmé que les traces suspicieuses découvertes

sur un tee-shirt supposé être celui d’une des

victimes de l’attaque de la marche d’abobo n’est pas

du sang humain. Mais comment cela a-t-il pu être possible

? Ces victimes ne baignaient-elles pas dans leur

sang ? Comment un tee-shirt d’un corps qu’on n’a jamais

retrouvé a pu apparaitre à la CPI ? La magie du

régime a donc opéré. En clair tout est un montage. Et à

ce jeu, le régime est imbattable. N’avait-il pas fait brandir,

lors du procès, des images de personnes brûlées

au Kenya ? Nous ne sommes sans doute pas au dernier

couplet des surprises. Car, dans ce pays en

pleines convulsions, il est impossible de mettre le doigt

entre le mensonge et le régime. C’est comme l’arbre et

son écorce