Le président Laurent Gbagbo a été d’abord transféré à la CPI avant même que cette juridiction internationale ne sache les raisons de son transfèrement. C’est-à-dire qu’au moment où le président Laurent Gbagbo regagnait la prison de Scheveningen, on n’avait pas encore une idée claire de ce qu’on lui reprochait exactement. Il a été donc déporté sur la base de simples soupçons. Et c’est seulement après qu’il a été demandé au bureau du procureur d’apporter les preuves de son inculpation.

C’est tout simplement une honte pour la justice internationale et pour toute la communauté dite internationale. mais il y a plus grave. A l’audience de confirmation des charges, le président de la Chambre de première instance avait estimé que les preuves apportées par le bureau du procureur contre le président Gbagbo n’étaient pas suffisantes. dès lors, tout le monde avait raisonnablement pensé qu’il serait remis en liberté pour insuffisance de preuves. Que non ! A la surprise générale, l’actuelle pré- sidente de la CPI, la juge Silvia fernandez de Gurmendi a dé- cidé de le garder en prison et demandé à l’accusation d’aller chercher des preuves supplé- mentaires pour accabler le président Gbagbo. fait inédit en matière de justice où le moindre doute profite à l’accusé. Le fait de retenir le pré- sident Gbagbo en détention alors même que les preuves soulevées contre lui par ses accusateurs étaient déclarées insuffisantes est également proprement honteux pour la justice internationale et révoltant pour tous ceux qui se battent pour la liberté et la démocratie dans le monde. mais ces sentiments vont de plus en plus grandissant à mesure que ce procès avance. on se rend bien compte que le procès du président Gbagbo et du ministre Blé Goudé repose sur du faux, sur toute la ligne.

 

Pour impressionner l’opinion internationale et émouvoir la Cour, ouattara et les siens ont importé une image d’Afrique australe, notamment du Kenya où des individus ont brûlé vif un être humain, qu’ils ont insidieusement attribuée au président Laurent Gbagbo. Si ce n’est du sadisme et de la haine gratuite, comment qualifier pareille forfaiture ? Et quand le pot aux roses a été découvert et ce, malgré la vague d’indignation qui s’est ensuivie dans l’opinion, le procureur de la CPI est resté diaboliquement serein. Sur son instigation donc, le président Gbagbo a été déporté alors même que la Côte d’Ivoire n’est pas signataire du traité de rome. Pis, médiapart va révéler plus tard que le président Gbagbo a été déporté à la CPI illégalement sur fond de corruption. Le média français en ligne, a montré que la CPI n’avait pas été saisie et que par consé- quent il n’y avait pas de mandat d’arrêt émis contre le président Gbagbo au moment de son transfèrement. C’est donc un procès cousu de fil blanc qui se tient à la CPI contre le président Gbagbo et Blé Goudé, son ministre de la Jeunesse. C’est donc tout naturellement que depuis deux ans que ce procès se tient, le procureur et les membres de son bureau n’arrivent pas à apporter ne serait-ce qu’une once de preuve contre le président des Ivoiriens renversé par la communauté internationale, notamment l’armée française, au seul profit d’Alassane ouattara. Le général à la retraite détho Létoh est le 66èmetémoin à charge qui passe devant la Cour. Après les généraux Kassaraté, Guai Bi poin, Brindou m’Bia et Philippe mangou, le général détho est le dernier des patrons des ex-forces de défense et de sécurité censés avoir exécuté le fameux « plan commun » qui est auditionné à la CPI.

 

L’interrogatoire des quatre premiers cités n’a pas été profitable à l’accusation. Pis, leurs témoignages étaient plutôt des dépositions à dé- charge pour le président Laurent Gbagbo. un véritable camouflet pour l’accusation. Le témoignage du général détho l’est davantage. A propos de la vraie fausse marche des femmes du 3 mars 2011 à Abobo, l’ex-commandant des forces terrestres et chef des opérations à Abidjan, affirme qu’il n’était pas informé de la tenue de ladite marche. Il indique même que cette marche n’avait pas été évoquée à la réunion des généraux le 2 mars à l’Etat-major. or pour l’organisation d’une telle marche, les initiateurs sont tenus d’en informer préalablement le ministre de l’Intérieur qui à son tour informe les gé- néraux. Ces démarches n’ayant pas été menées, l’Etatmajor ne pouvait être informé d’une marche le 3 mars 2011. Le général détho a insinué que c’est le général mangou, ex-Chef d’Etat-major des armées (CmA) qui l’avait appelé au téléphone pour l‘informer de ce que le général Palacet de la force licorne lui a signifié que des femmes ont été tuées au cours d’une marche à Abobo. C’est alors qu’il a joint le colonel Toaly qui était le chef des éléments établis au camp commando d’Abobo. Celui-ci lui a alors indiqué que ce 3 mars 2011, manquant de nourriture et de munitions, ces éléments et lui n’étaient plus en mesure de combattre et avaient donc levé le dispositif. Pour tout dire, les ex-fdS ne sont pas concernées par les pseudo-tueries des femmes d’Abobo. Les propos du géné- ral détho confirment ce que les experts de l’accusation qui ont fait l’autopsie des corps ont déjà démontré. A savoir qu’il n’y a pas eu de femmes tuées à Abobo. S’agissant de l’obus qui aurait été lancé sur le marché Siaka Koné d’Abobo, l’ex-com-terre et chef des opérations d’Abidjan fait remarquer qu’il n’était pas possible qu’un obus lancé du camp commando d’Abobo atteigne le marché Siaka Koné. d’abord en raison de la distance trop importante qui sépare le camp dudit marché mais également en raison des dégâts considérables que cet obus aurait causés à cause des immeubles habités qui se trouvent entre le camp et le marché Siaka Koné. mieux, il affirme qu’après la guerre, en fin limier, il a pris soin d’aller voir le fameux marché et il n’y a trouvé aucune trace d’obus. Il en ressort donc qu’aucun obus n’a été tiré à cet endroit. Il n’a certes pas encore parlé de la marche sur la rTI, mais sur la question, ses prédécesseurs ont déjà indiqué qu’il s’agissait de tout sauf d’une marche pacifique. En ce sens que les « marcheurs » lourdement armés ont ouvert le feu sur des agents de police faisant plusieurs morts. Pour sûr, le général détho ne dira pas autre chose. d’ailleurs, son témoignage a totalement dérouté l’accusation et même le juge-président. A preuve la scène insolite qui s’est produite hier entre le magistrat et maitre Altit. L’accusation qui indiquait détenir un registre de la résidence du président Gbagbo se préparait à poser une question sur une réunion qui se serait tenue le 13 mars 2011 en ce lieu. me Altit demanda alors à voir le registre. Ce que lui refusa catégoriquement le juge : « Non, non, nous n’avons pas assez de temps », coupa-t-il. Quand me Altit prend la parole, il fait remarquer à propos du texte que l’accusation a lu dans le registre en question que « le procureur aurait dû lire le texte du début à la fin et non à partir du milieu seulement ». Et dès que me Altit commence la lecture du texte par le début, il est stoppé net par le juge-président Tarfuser. L’avocat Altit insiste, le juge annonce aussitôt une pause de cinq minutes. Proprement ridicule ! Que cache le juge président en refusant que me Altit lise l’intégralité du texte et que l’opinion ne sait déjà ? A savoir que ce procès de la honte repose sur du faux. Que fait en effet, encore le président Gbagbo en prison alors qu’il est maintenant prouvé qu’aucune femme n’a été tuée à Abobo, ni à la fameuse marche des femmes ni au marché Siaka Koné. Et qu’il est par ailleurs démontré que la marche sur la rTI était une attaque armée contre les fdS? Que fait-il encore à la CPI alors même que tout est aujourd’hui clairement établi que le fameux «plan commun» destiné à exterminer les dioula, partisans de ouattara, n’a pas existé ? Et que dire de ce que malgré cette mascarade dévoilée, cela fait 12 fois que la liberté provisoire est refusée au célèbre prisonnier ? Et pourtant, il est maintenu en détention préventive depuis six ans, en dehors de toute norme édictée par la loi. Pour dire vrai, ce procès de la honte qui est fait au président Laurent Gbagbo et au ministre Blé à la CPI Goudé est proprement honteux et révoltant.