Ouattara est surclassé par son adversaire politique de surcroit interné dans une prison à mille lieues du pays

Ouattara est surclassé par son adversaire politique de surcroit interné dans une prison à mille lieues du pays

Dans un classement des 50 personnalités africaines de l’année 2016 selon le magazine panafricain Jeune Afrique, le Président ivoirien Alassane Ouattara brille par son absence tandis que son éternel adversaire Laurent Gbagbo et son épouse, tous deux cloués en prison, y occupent une place de choix

 

 

Bonne nouvelle pour les partisans de Laurent Gbagbo. Leur mentor et son épouse Simone, bien que croupissant en prison, font partie des 50 personnalités africaines de l’année. Une source de motivation pour ces derniers qui refusent de tourner la page Gbagbo. A telle enseigne que le sujet fait la une du quotidien Le Temps ce vendredi 23 décembre 2006. Si cette opinion catapulte les pro-Gbagbo au firmament de la joie, elle constitue un camouflet pour le Président Ouattara. Simple opinion qui n’engage que son auteur. Pourraient arguer certains. Il n’empêche qu’en dépit de son ambition de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent, Ouattara est surclassé par son adversaire politique de surcroit interné dans une prison à mille lieues du pays. Les conseillers en communication de la présidence auront le choix entre le silence pour laisser passer le typhon et minimiser cette popularité du prisonnier ‘‘Gbagbo’’ désormais établie au-delà de leurs frontières. Il n’en demeure pas moins que le mal est déjà fait.

 

Libérer Gbagbo

 

Le chef de l’Etat ivoirien peut s’en vouloir de n’avoir pas vite perçu l’imminence de cette popularité déconcertante de son adversaire. Telle une araignée qui tisse sa toile, la célébrité de ce dernier va grandissante. Il ne reste plus à Ouattara que de militer en faveur de sa libération pour se l’arroger. Le prétexte idéal serait la réconciliation nationale. Au demeurant, l’actuel occupant du palais présidentiel d’Abidjan (à son second mandat) n’a rien à perdre. Quitte à frapper un tel coup pour entrer dans l’histoire. Pour ce faire, il doit s’abstenir de solliciter un troisième mandat et ne point imposer d’héritier constitutionnel au risque de partir sous les quolibets comme son hôte Blaise Compaoré.