Après la douloureuse pilule de l’augmentation vertigineuse des coûts de l’électricité en Côte d’Ivoire et ses ‘‘trop perçus’’, les Ivoiriens doivent à nouveau faire face à la réduction de la périodicité des factures de l’eau passant de 3 à 2 mois. 
Tel qu’annoncé en Conseil des ministres mercredi 2 août 2017, les factures de l’eau seront désormais payées chaque deux mois. D’emblée, le contribuable ivoirien n’aura pas de moment de répit car pris en sandwich entre factures de l’eau, de l’électricité et le loyer mensuel. Par-dessus cette réduction de la périodicité apparemment anodine, se cache une augmentation des taxes aux frais du contribuable. Ces taxes sur les deux factures (eau et électricité) ajoutées à la consommation
Une augmentation des taxes 
Ainsi si ces taxes s’élevaient à titre d’exemple à 1000 Frs Cfa, le contribuable qui payait 4 fois cette somme, soit 4000 Frs l’année devra débourser 6000 Frs Cfa l’année avec cette nouvelle périodicité. A cette somme valable pour la facture de l’eau s’ajoutera celle de l’électricité. Ce qui fait 12 000 Frs Cfa pour ces deux factures. 1, 3 millions d’Ivoiriens sont abonnés à la Compagnie ivoirienne de l’électricité (Cie) à en croire Pierre Laporte, chef des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire. Un simple calcul permet d’obtenir la somme de 7 milliard Frs Cfa en termes de revenus des taxes sur le seul secteur de l’électricité. La Société ivoirienne de distribution de l’eau (Sodeci), avec ses 937 183 abonnés, au titre de l’année 2016, pourrait engranger sur la base de ce petit calcul la manne financière de 5 milliard Frs Cfa. En somme 12 milliards Frs Cfa de taxes dont le contribuable ne connait la destination exacte. 
Vers une autre augmentation des coûts de l’électricité 
Le comble, c’est que d’autres augmentations des coûts des factures ne sont pas à exclure. Selon Mamadou Koulibaly, ex-président de l’Assemblée nationale, l’augmentation du prix de l’électricité est probable car, dit-il, les bailleurs de fonds l’ont enjoint au gouvernement.
Une thèse renchérie par Pierre Laporte, chef des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire. « La Côte d’Ivoire a besoin d’augmenter ses tarifs en 2017 pour maintenir l’efficacité du secteur, le prix de l’électricité pratiqué par la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), privatisée en 1990 et propriété du groupe franco-africain Eranove), n’est pas suffisant pour couvrir le coût de la production », a-t-il déclaré vendredi 21 octobre 2016 à l’AFP.