Une armée en proie au doute en Côte-d’Ivoire

Une armée en proie au doute en Côte-d’Ivoire

Selon des informations que confirme Jeune-Afrique dans sa dernière parution [3079], les anciens commandants militaires de l’ex rébellion en Côte-d’Ivoire restaient divisés sur le cas Soro, à la sortie de leur rencontre avec le chef de d’État ivoirien tenue le 23 décembre dernier.

 

Quelques-uns d’entre eux jureraient toujours reconnaissance et fidélité à celui qui fut leur chef militaire durant les longues années passées dans le maquis.

 Le défunt colonel-major Issiaka Ouattara dit Wattao en faisait partie, mais les observateurs citent également Chérif Ousmane, Mourou Ouattara, Losseni Fofana (Loss) ou encore Fofié Kouakou, ex com’zone très craint de Korhogo.

 Plus de dix ans après la crise militaire de 2010/2011 l’armée ivoirienne demeure fragmentée en plusieurs factions malgré l’unité de façade affichée par les hommes du général Lancina Doumbia.

 

 Il y a d’abord le groupe de soldats [officiers sups, officiers et sous-officiers] de métier restés «neutres» et républicains, ensuite les Ouattaristes [encagoulés en partie], les Soroistes, sans oublier les anciens FDS de Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Certains vont jusqu’à citer les partisans du défunt initiateur de la rébellion ivoirienne de 2002, le sergent-chef IB. 

Un cocktail encore explosif dans un pays ou les politiciens ne semblent pas prêts à montrer le bon exemple aux militaires.