Alassane ouattara critiqué ouvertement par tous pour son refus de la réconciliation nationale

Alassane ouattara critiqué ouvertement par tous pour son refus de la réconciliation nationale

Alassane ouattara apparaît, chaque jour de plus en plus isolé sur la question de la réconciliation nationale. alors que l’opposition conduite par le président du front populaire ivoirien (fpi), pascal affi n’guessan réclame depuis des années, des actes forts en faveur de la réconciliation et de la cohésion sociale sans aucune réaction de la part du chef de l’etat, alassane ouattara, mais, les derniers développements de l’actualité politique nationale montrent bien que ce dernier est de plus en plus isolé, voire même mis en difficulté. et la charge principale contre la politique gouvernementale est venue de là où on s’y attendait le moins. C’est-à-dire du corps pré- fectoral.

 

Ceux-là mêmes qui sont chargés d’exécuter la politique gouvernementale dans les territoires placés sous leur administration.

 

Le jeudi 12 avril dernier, au cours d’une rencontre avec le chef de l’etat, les membres du corps préfectoral, par la voix de leur porte-parole, Georges Gombagui Gueu, préfet de la région de la bagoué, préfet du département de boundiali, ont clairement désavoué la politique actuelle du gouvernement qui ignore la ré- conciliation. «La réconciliation en Côte d’Ivoire doit prendre la forme d’une amnistie pour entrer dans la vision du «Vivre ensemble», a insisté le porte-parole des préfets avant d’appeler au «dégel des avoirs des opposants au régime» pour accompagner cette décrispation souhaitée. une vraie montagne de pierre dans le jardin du pouvoir d’abidjan qui refuse obstinément de travailler à la décrispation de la situation sociopolitique nationale. faisant courir de ce fait de gros risques à un pays qui peine à sortir de la grave crise qu’il a connue, entre septembre 2002 et avril 2011.

 

Le lendemain de cette rencontre, c’est-à-dire le vendredi 13 avril, c’est le chef du parlement, Guillaume Soro, lui-même vice-président du rdr, le parti du chef de l’etat, qui a publiquement félicité les préfets pour leur prise de position. alors qu’il participait à l’inauguration d’une mosquée dans la ville de diawala, dans l’extrême nord du pays, le président de l’assemblée nationale a appelé le chef de l’etat à écouter tous ceux qui parlent de réconciliation. «Je voudrais féliciter les préfets. C’est le corps préfectoral qui connait mieux la situation sur le terrain. C’est le corps préfectoral qui est dans les villages, qui visite les campements, les hameaux. Vous connaissez la Côte d’Ivoire mieux que nous, parce que c’est vous qui vivez avec les populations au quotidien, donc ce que vous nous dites, nous devons vous écouter.

 

Hier (jeudi 12 avril ndlr) le corps préfectoral a dit au président de la république qu’il faut faire la réconciliation. Ils ont même dit qu’il faut libérer les prisonniers politiques, qu’il faut faire le dégel pour que la Côte d’ivoire aille dans le sens de la paix et de la réconciliation. S’ils le disent, c’est parce qu’ils le vivent au quotidien. Donc notre rôle à nous c’est de les écouter. Sinon, pourquoi avoir des préfets et sous-préfets, si ce n’est pour remonter les informations» a insisté m. Soro, comme pour interpeler à nouveau le chef de l’etat et certains de ses proches qui continuent de ruser avec la réconciliation et la cohésion nationale. même si on n’a pas encore de réactions officielles du gouvernement à cette sortie du corps préfectoral et aux propos du président de l’assemblée nationale, le moins que l’on puisse dire c’est que sur la question de la réconciliation et de façon plus générale, sur la gouvernance du pays, le président ouattara est isolé, y compris dans son propre camp. en tirera-t-il les conséquences, c’est tout le mal qu’on lui souhaite