DÉCLARATION DU COLLECTIF DES FEMMES ET PARENTS DES DÉTENUS DE LA CRISE POST ÉLECTORALE DUE A LA MORT DES PRISONNIERS PRO- GBAGBO APRÈS LEUR LIBÉRATION.

« Nous tenons une fois de plus a attirer l’attention de tous les partis politiques des institutions internationale et nationales de tous les ivoiriens face au drame que subissent nos parents prisonniers politiques après leurs libérations évidemment après avoir passé plusieurs années en détention de manière arbitraire , abusive et gratuite.

 

En effet, nous sommes sans ignoré que nos parents lors de leur arrestation subissent des tortures accompagnées des conditions inhumaines de détention qui entraînent a la suite des maladies. Le triste constat est qu’ils sont tous malade et même après leur libération traînent toujours les corollaires de la prison.

Nous nous rappelons que plusieurs de nos parents ont perdu la vie quelques temps après avoir été libéré. Il y a le cas du sous-préfet KAPHET AIMÉ GNAKO qui est décédé le 02 octobre 2016 après avoir été libéré le 24 décembre 2015 après plusieurs années de détention gratuite.

Et le cas le plus ressent est celui de notre époux, frère et parent SERY JOSEPH qui faisait partie des premier prisonnier de la MACA en 2011 ,il est mis en liberté en janvier 2015 et ensuite incarcéré en fin d’année 2016 jusqu’en Avril 2017 à l’école de gendarmerie avec le Général Dogbo Ble dans le cadre du procès de Novotel pour lequel il fut totalement blanchi et mis en liberté définitive depuis ce mois d’Avril 2017. Donc la encore notre parent fut gratuitement la prison pendant 4 ans .

 

Le Drame est que notre parent SERY JOSEPH vient malheureusement de nous quitté hier DIMANCHE 11 juin a 5 h du matin suite a un AVC .

Nous le Collectif des Femmes et Parents des détenus de la crise post électorale prenons le Gouvernement et sa justice impartiale pour responsable de la mort de nos parents.

Par conséquent nous réclamons le dédommagement de nos parents qui font gratuitement la prison avec un suivi médical après leur libération et nous pensons légalement que cette manière de gérer le cas de nos parents prisonniers politiques ne fait qu’envenimer et aggraver la situation sociaux politique.

Nous le Collectif Des Femmes COFED exigeons la libération sans condition aucune de tous nos parents qui croupissent de manière injuste dans les prisons de la Côte d’Ivoire ».

Fait a Abidjan le 11 juin 2017

Pour le Collectif Des Femmes Cofed

Mme Datte Simone Présidente du COFED