Ça y est ! Ouattara a mis le pied dans le plat. Désormais, il n’y a plus de doute sur sa candidature, la troisième du genre à l’élection présidentielle de 2020.

 

Dans une interview à paraitre cette semaine, le président d’honneur du RDR a clairement affiché sa volonté de briguer un 3ème mandat en Côte d’Ivoire, puis un quatrième et certainement parvenir à une présidence à vie. «la nouvelle constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020», affiche clairement le chef de l’Etat ivoirien. Avec cette sortie, Alassane Ouattara lève tout doute sur son intention de s’éterniser au pouvoir en Côte d’Ivoire.

 

La phrase «Je ne prendrai ma décision définitive qu’à partir de ce moment-là» n’est qu’une simple distraction qui vise à endormir les naïfs. Cette sortie va étonner aussi les naïfs qui ont cru jusqu’ici aux mensonges de cet homme. Interpellé sur l’éventualité d’un troisième mandat, le même Ouattara déclarait il y a longtemps : «Non, vous savez, à la fin de mon deuxième mandat j’aurai 78 ans. Et même si une réforme constitutionnelle m’y autorisait, ce que nous n’envisageons pas, ce n’est pas dans mes intenions». C’était juste avant le vote aux forceps de sa nouvelle constitution en 2016. A l’époque, quand l’opposition responsable a décrié son forcing et appelé au boycott, les mêmes naïfs, bénéficiaires de positions opportunistes obtenues du régime Ouattara, se sont érigés en donneurs de le- çons sur «la politique de la chaise vide». Aujourd’hui, c’est justement sur cette nouvelle constitution qu’il s’est taillée sur mesure que Ouattara s’appuie pour dire qu’il peut faire encore deux mandats à partir de 2020. Dans la même interview, Ouattara annonce que la seule condition à sa candidature en 2020 ne reste que la situation du pays : «la paix et la stabilité passent avant tout, y compris avant mes principes». Cela n’est pas inscrit dans la constitution. Cela dépend donc des états d’âme du candidat Ouattara. En 2020, il lui suffit d’annoncer : «la paix et la stabilité du pays dépendent de ma candidature». Et le tour est joué. Pour son troisième mandat. A bon entendeur…