Simone Gbagbo ne cesse d’accorder des audiences à toutes les personnes qui la sollicitent.

 

C’est le cas de Jean Yves Dibopieu, ex secrétaire général de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI).

 

L’ancien co-détenu de Blé Goudé à la DST via ses services a révélé le contenu des échanges qu’il a eu avec l’ex première Dame.

 

 « C’est ce que nous sommes venus vous dire (…) Vous demander de regrouper le vrai groupe de la gauche, rassembler tout ce grand groupe de la gauche qui cherche un repère. 

 

Madame la première dame, acceptez encore une fois d’incarner cet espoir. Tout espérant que notre appel est entendu, nous voudrions vous dire que nous sommes là. Car il ne sert à rien de vous lancer un appel sans que nous ne puissions être là pour marcher avec vous. 

 

Nous vous disons que nous sommes là et que nous sommes toujours là. Nous n’avons pas changé et nos convictions n’ont pas du tout bougé. Nos convictions restent intactes (….) » », a indiqué le président de la Solidarité africaine (Soaf).

 

En réponse, il a révélé que Simone Gbagbo  a confié le moment de parler en profondeur  n’est pas encore arrivé.

 

« Quand on sort de là où nous sortons là, c’est la joie qui nourrit notre âme et qui nous permet de nous redresser et de rester debout. Dibopieu a fait des demandes, c’est tout à fait normal. Mais moi je ne peux pas lui répondre aujourd’hui et il le sait lui-même. Le moment de parler en profondeur n’est pas encore arrivé. Pour le moment nous manifestons la joie d’être dehors, de respirer l’air et de rendre gloire à l’Eternel (…).Dibopieu a dit que la gauche erre et cherche un repère.

 

Je voudrais dire que le repère est trouvé.

 

Le repère c’est la nation ivoirienne et tout le reste n’est que des ouvriers, des manœuvres, quelles que soient leurs positions, leurs actions, leurs œuvres, leurs âges ou leurs sexes, pour l’édification d’une nation propre, une nation pure, une nation forte, une nation libre, une nation de justice, une nation de paix, une nation de réconciliation, une nation de respect mutuel de tous les enfants de toutes les tribus, de toutes les ethnies…Ce qu’il y a à faire, c’est de se lever pour œuvrer pour la paix de la nation », aurait lâché l’ex-détenue de la crise post-électorale 2010-2011.