Abidjan - Les avocats de Simone Gbagbo ont demandé lundi l’annulation de son procès pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", invoquant l’immunité parlementaire de l’ex-Première dame ivoirienne, députée au moment de la crise postélectorale de 2010-2011, mais la Cour a rejeté leur requête.

"Les poursuites ont été engagées en violation de l’immunité de Simone Gbagbo, député de 2000 à 2011", qui "n’a jamais été levée", a déclaré Me Rodrigue Dadjé, l’un de ses avocats, exigeant "la fin de la procédure".

Le parquet général a demandé de passer outre cette requête que la Cour, après une brève suspension d’audience, a rejetée, se déclarant incompétente en la matière.

Simone Gbagbo est arrivée visiblement détendue au palais de justice d’Abidjan-Plateau lundi en fin de matinée. Vêtue d’une robe en pagne à motifs vert et marron, parée de quelques bijoux, l’ex-Première dame a salué de la main les journalistes présents, leur adressant un grand sourire.

Elle s’est ensuite assise dans le box des accusés aux côtés de Me Dadjé, mais n’a fait aucune déclaration. C’est la première fois qu’elle doit être entendue dans le cadre du procès ouvert le 26 décembre dernier.

Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo, issu d’un premier mariage avec une Française, est présent dans la salle, tout comme des cadres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par l’ex-président.

Simone Gbagbo a été élue députée d’Abobo, une commune d’Abidjan, en 2000. Elle a siégé à l’Assemblée nationale ivoirienne jusqu’à la chute de son époux en avril 2011.

"Je ne sais pas ce qu’on me reproche"

Abidjan - L'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, accusée d'"atteinte à la sûreté de l'Etat", a affirmé lundi devant la Cour d'assises d'Abidjan ignorer ce qu'on lui reprochait, dans ses premières déclarations publiques depuis son arrestation en avril 2011.


"A l'heure où je vous parle, je ne sais pas exactement quels sont les actes matériels qu'on me reproche", a déclaré Mme Gbagbo à la barre. "Laurent Gbagbo est le vainqueur de la présidentielle de 2010", a-t-elle également lancé, contestant une nouvelle fois la victoire d'Alassane Ouattara.

Avec AFP