Guillaume Soro a livré récemment un secret sur les négociations de Linas-Marcoussis alors que la Côte d’Ivoire était frappée par une rébellion armée en 2002. Le président de l’Assemblée nationale était le chef de file de ladite rébellion.  

 

En 2002, la Côte d’Ivoire connaît sa première rébellion armée menée par Guillaume Soro.

 

L’actuel président ivoirien de l’Assemblée nationale se trouve en France où il prend part aux négociations entre lui et Laurent Gbagbo, le chef de l’Etat de l’époque.

 

Dans la salle de négociation, l’ex leader estudiantin est face à l’ancien président français. «Monsieur Soro, vous avez pris les armes contre votre pays, la Côte d’Ivoire pour renverser un gouvernement démocratiquement élu ! Vous avez levé une rébellion dans le pays. C’est inadmissible et je tiens à vous le faire savoir. Ce ne sera pas sans conséquences !», a lancé M. Chirac dont les propos sont repris par le PAN dix-huit ans plus tard.

 

Guillaume Soro qui avait 29 ans était très tendu. «Ces négociations, me disais-je, commençaient vraiment très mal pour moi. Tournant la tête à gauche et à droite de l’assemblée, je cherchais désespérément un regard compatissant et compréhensif, face aux salves que je subissais de la part du Président Jacques Chirac. Songeur, je croise le regard du Secrétaire Général de l’ONU, Koffi Annan. Il est impassible, inexpressif, impavide», se rappelle Soro.

 

 Puis le chef de l’Hémicycle ivoirien d’ajouter : «C’est donc très fébrile que je croisai le regard du Président Omar Bongo Ondimba. Il me fit alors un sourire discret et un clin d’œil astucieux et profond. Ce regard m’apparut comme une bouée de sauvetage. Quel encouragement subtil ! Pour moi, c’était comme si le Président Bongo m’avait dit : Oh, fiston, ne te laisse pas intimider. Vas-y, parle ! Défends ton point de vue et ton combat. C’est maintenant ou jamais !»