Recevant hier les cadres et la chefferie de Lafopko, village natale du président de l’assemblée nationale situé à 20 kilomètres la ville de Ferkéssedougou, Guillaume Soro  sans langue de bois est sorti de son silence.Guillaume Soro  a précisé qu’il n’est pas la propriété de quelqu’un et qu’il irait saluer Bédié autant de fois qu’il souhaiterait .

 

 Devant ses parents à Ferké, Soro répond à Bictogo «j'ai entendu dire que quelqu'un veut me chasser, il peut me chasser moi ?»« J’ai entendu quelqu’un dire qu’il va me chasser. Il veut m’humilier où il veut m’insulter ? Il peut me chasser moi ?

 

Les temps ont changé. Sinon ce n’est pas comme ça hein. Le destin d’un homme est dans la main de Dieu. Moi depuis l’université j’étais déjà mort. Moi je n’ai rien contre personne,

 c’est pourquoi depuis plusieurs années, je suis en train de me promener en Côte d’Ivoire pour demander pardon. Mais je me promène pour demander pardon cela ne veut pas dire que c’est moi qui ai fait le plus de fautes. Moi il ne faut pas quelqu’un va venir me dire Guillaume allons on va combattre Bédié.

 

Bédié ne m’a rien fait. Si les gens veulent aller faire palabres ils n’ont qu’à aller le faire sans moi. J’attends les gens dire Guillaume veut prendre le pouvoir pour aller le donner à Bédié. Je vais aller saluer Bédié matin, midi soir si je veux. Je ne suis pas la propriété de quelqu’un.

 

Je peux aller voir qui je veux en Côte d’Ivoire. Ça fait honte quand on montre au monde entier qu’on est divisé. En 2010 on était trois à prendre le pouvoir. Moi j’étais premier ministre en 2010 et c’est moi qui organisais les élections. Avant moi d’autres premiers ministres ont essayé d’organiser les élections. Si je n’avais pas organisé les élections, la Côte d’Ivoire ne serait pas ce qu’elle est. Même si je n’ai rien fait j’ai organisé les élections. C’est parce que les élections ont eu lieu qu’il y a eu un président.

 

C’est parce que Bédié a pris ses 25% pour donner à Ouattara que ce dernier est devenu président. Alors pourquoi aujourd’hui on se divise ? », a-t-il déclaré.

 

Le président de l’assemblée nationale a aussi dénoncé la traque dont lui et ses proches font l’objet de la part du pouvoir d’Abidjan

 

« En 2018, quand tu me salues et qu’on dit que tu as salué Guillaume Soro, si quelqu’un a pris photo, on te renvoi de ton travail. Tous les collaborateurs ont été renvoyés. On a pris Soultosoul on est allé le jeter en prison. Mes gars qui ont été renvoyés, ils n’ont pas été embauchés, ils sont toujours au chomages. Ils n’ont rien fait c’est parce qu’ils m’ont salué qu’ils ont été renvoyés », a-t-il fait remarquer.