Partie d’on ne sait où, la rumeur avait envahi les réseaux sociaux et le tout abidjan : « On dit que Mme Gbagbo est morte ! ». en quelques minutes, ce samedi 10 février 2018, notre portable s’est donc transformé en standard téléphonique. Pour rassurer les amis, connaissances et partisanes de l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire. nous avons déçu, visiblement aussi, bon nombre de ses ennemis par le démenti de la rumeur : « Mme Simone Ehivet Gbagbo va autant bien que peut se porter une femme digne et enfermée dans une école militaire. Elle est vivante et bien portante ». a cette réponse de notre part, certains interlocuteurs récitaient des versets bibliques à la gloire de Jésus Christ, le seigneur. D’autres par contre se contentaient d’un « Ah bon ? Ok ! ». bref, le manège a continué jusqu’à ce que les avocats de l’épouse du chef d’etat ivoirien renversé en avril 2011 fassent un post sur les ré- seaux sociaux pour freiner quelque peu la rumeur : « Bonjour à tous. Des rumeurs font croire au décès de la Première Dame Madame Simone Ehivet Gbagbo. Il n’en est rien car elle est bien vivante et attend vivement de rentrer chez elle, libre ! Prière donc d’arrê- ter de passer de fausses informations sur son décès que certains souhaiteraient pour faciliter leur tâche et leur enlever un adversaire politique de taille. Merci à tous ». signé ses avocats, Maître ange rodrigue Dadjé et Maître habiba Touré. Mme Gbagbo va donc bien. la preuve, le régime Ouattara continue de lui donner des coups au dessus de la ceinture, à l’ecole nationale de Gendarmerie où elle est enfermée. le nombre de visiteurs qu’on lui autorisait, à savoir 3 par jour, a été revu à la baisse le week-end dernier.

 

Même des émissaires du cé- lèbre planteur de niablé, sanson Kouao, porteurs d’un message de ce paysan exilé politique au Ghana depuis la crise postélectorale, ont dû tempêter au bureau du procureur richard Christophe adou pour obtenir un petit billet pour communiquer avec elle. bref, Mme Gbagbo n’est pas décédée. elle croupit, vivante, dans les geôles de Ouattara.