Le gouvernement ivoirien fait du faux, à la limite de l'escroquerie et du vol.

Le gouvernement ivoirien fait du faux, à la limite de l'escroquerie et du vol.

 

Le Professeur Maurice Kacou Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI-RDA, a annoncé au cours d’une conférence de presse ce vendredi au siège de son parti à Abidjan, que la Banque mondiale a octroyé 30 milliards de FCA au gouvernement de Côte d’Ivoire pour financer l’opération des cartes nationales d’identité,  a-t-il déclaré.

 

Voici le lien de la Banque Mondiale qui dévoile tout sur la CNI. Attention, c’est un rapport de près de 50 pages en anglais. La partie la plus intéressante et la plus explicite est la page 8. Cliquez ici

 

 

C’est une sortie qui fera réagir à coup sûr le camp Ouattara et le gouvernement ivoirien. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi, Maurice Kakou Guikahué a fait une importante révélation sur le financement de l’établissement des cartes nationales d’identité (CNI). À l'en croire, la banque mondiale aurait financé à hauteur de 30 milliards FCFA le processus d'identification en cours en Côte d'Ivoire.

«La Banque mondiale a donné 30 milliards pour que les Ivoiriens aient la Carte nationale d'identité gratuite, mais le gouvernement de Côte d'Ivoire n'est pas honnête avec le peuple en la faisant payante. Le 18 octobre 2019, la Banque mondiale a donné l'argent », a-t-il révélé.

 

Le secrétaire exécutif du PDCI-RDA soutient que l’argent décaissé par cette institution financière internationale suffit largement pour garantir aux Ivoiriens la gratuité de l’établissement de leurs pièces d’identité. "La Banque mondiale a décaissé 30 milliards de francs pour l'identification des Ivoiriens qui ne coûte en réalité que 25 milliards. Voilà qui est clair ! », a -t-il insisté.

Le coût de l’établissement de la CNI est fixé à 5 000 FCFA. L’opération à l’échelle nationale a été lancée depuis le 17 février 2020 et vise à terme l’enrôlement d’environ 11 millions d’Ivoiriens. Un objectif qui s’annonce déjà difficile à atteindre, tant le calvaire des requérants est visible sur le terrain. On peut citer entre autres, l’insuffisance des centres d’enrôlement, le début tardif de l’opération, l’exclusion du monde rural qui représente environ 50 % de la population ivoirienne, l’insuffisance des kits d’enrôlement, etc.