Guillaume Soro s’est de nouveau exprimé sur la situation des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali.

 

L’affaire est au centre d’un différend diplomatique qui oppose la Côte d’Ivoire à son voisin malien qui dure un peu plus de deux mois. Le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été cueillis à leur descente d’avion et placés en détention au Mali pour des soupçons de tentative de déstabilisation.

 

Les Conseils de Guillaume Soro à Ouattara

 

Les manœuvres diplomatiques engagées par Abidjan dans l’objectif d’obtenir la libération de ces militaires en mission dans le cadre de la mission de paix de la Minusma, peinent toujours à donner satisfaction. Dans un communiqué, Guillaume Soro, ex-chef du Parlement ivoirien en rupture de ban avec son mentor a alerté sur les risques qu’il y a opté pour des sanctions en lieu et place de la diplomatie, la voie la mieux indiquée.

 

Il ne faut pas ruser avec la liberté de nos soldats

 

"Ni menace de sanctions économiques ni menaces d'intervention militaire" n'apporteront de solution”, déclare convaincu, l’ancien député de Ferkessédougou. Pour lui, la vie de ces pères de famille ne doit pas être un enjeu d'ego personnel ni une variable de politique interne.

 

“Il ne faut pas ruser avec la liberté de nos soldats. Il n'y a pas d'échappatoire : il faut s'excuser sincèrement, honnêtement, regretter ce qui s'est passé, donner des gages de confiance. Et nos soldats retrouveront leurs familles et fêteront la fin de l'année avec leurs proches", a conseillé l'ex-chef de file des rebelles du MPCI.

 

Seulement trois de ces “otages”, sur les 49 détenus ont été libérés par Bamako. Ces derniers jours, la tension est de nouveau montée d’un cran entre les deux parties au point de pousser l’ État ivoirien à saisir la commission de la CEDEAO en vue d’un règlement dans les plus brefs délai de cette crise. Le Mali reste toujours inflexible.

 

À la tribune de la 77e assemblée générale des nations-unies, Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali s’est illustré à travers des propos virulents à l’encontre du président ivoirien Alassane Ouattara.

 

Il a réitéré la position ferme du Mali de poursuivre la procédure judiciaire ouverte à l’encontre contre de ces soldats ivoiriens qu’il continue de qualifier de mercenaire.