Riviera- Palmeraie dans la commune de Cocody au Palais des sports de Treichville.
Ne serait-ce que pour le lieu, on peut dire que le Front populaire ivoirien (Fpi) s’est
mis la pression. Le pari de la mobilisation, à l’occasion de la 8ème convention du parti,
devient ainsi un véritable défi à relever. Et ce jour, vendredi 21 février 2014, s’avère
être le jour-test. C’est, en effet, aujourd’hui que le Fpi du président Laurent
Gbagbo devra faire le plein du Palais des sports de Treichville. L’épreuve est de
taille pour ce parti parce que les implications d’un tel défi sont multiples.
Il convient de reconnaître que le Fpi a déjà prouvé, parle passé, qu’il peut réussir les
grands rassemblements. D’ailleurs en pleines périodes de turbulences, comme le disait Mme Agnès
Monnet, présidente du comité d’organisation de la 8ème convention extraordinaire, dans notre édition du jeudi, « sous la direction intérimaire du camarade Miaka Oureto, nous avons organisé
une convention … ». Dans un contexte où toute sa direction statutaire était en prison et ses militants se terraient le Fpi avait réussi l’exploit de dépasser ses prévisions en nombre au point de se retrouver à
l’étroit à Belle côte. Pour dire que l’exploit n’est pas audessus des forces de cette organisation
politique. Par ailleurs, en voyant l’engouement que suscitent les tournées du président Pascal Affi
N’guessan aussi bien à l’intérieur qu’Abidjan, on peut dire que le Fpi a les moyens de tenir le pari de la mobilisation. Et que les militants ont besoin de se retrouver dans le cadre de cette grandmesse
qu’est la 8ème convention extraordinaire du parti comme par le passé. Surtout que de cet enjeu dépendent
beaucoup de choses. La grand-messe à laquelle invite ses militants implique beaucoup pour ce parti.
D’abord grâce à une mobilisation réussie, le Fpi qui a enduré et qui continue de souffrir la dictature d’un régime de haine va prouver qu’il est capable de renaître, de se reconstituer et mettre ses militants en ordre de bataille. C’est une façon de prouver que la prison, l’exil, la répression ne peuvent avoir raison du Fpi, de dire que nul ne peut arrêter l’esprit Gbagbo qui est en chaque militant et qui fait que face à toutes les difficultés, chacun s’en sort. Ensuite, le Fpi devra démontrer qu’il constitue encore une
force crédible face au pouvoir Ouattara ; une force capable de faire fléchir le régime totalitaire. Et pour
cela, le Fpi sait qu’il peut compter sur les partis alliés de l’opposition. Enfin, réussir un grand rassemblement permettra au Fpi de se donner les chances de réussir ce qui constitue au-delà de tout,
l’enjeu de toute la bataille : la libération de Laurent Gbagbo, de tous les prisonniers
politiques, le retour d’exil de tous les ivoiriens…mais aussi et surtout, la libération
de la Côte d’Ivoire d’une dictature qui gouverne sous fond de haine.
notrevoie du vendredi 21 février 2014