La 3ème conférence trimestrielle de la Coalition ivoirienne pour la Cour pénale internationale(CICPI) s’est tenue le mercredi 9 octobre 2013 à l’hôtel Pullman au Plateau. Le thème principal de cette rencontre était « L’Afrique et le défi de la lutte contre l’impunité ». 

Le président du CICPI, Ali Ouattara s’est réjoui de la ratification du Traité de Rome par la Côte d’Ivoire. Selon lui, c’est le signe que la Côte d’Ivoire est entrée dans le concert des nations. Ali Ouattara atteste qu’il est temps que les auteurs de crimes de guerre soient l’objet de poursuite peu importe leur statu social. Répondant à une question d’un invité sur le refus du gouvernement ivoirien de livrer Simone Gbagbo à la Cpi, il a émis des doutes sur la crédibilité de la justice nationale : « La juridiction ivoirienne n’a pas la compétence requise pour juger madame Gbagbo. Qu’elle soit remise à la CPI. Il y va de la crédibilité de la Côte d’Ivoire ». L’honorable Oré Sylvain, le second panéliste qui a animé le sous-thème : « Mécanisme de lutte contre l’impunité de l’UA», a éclairé les participants sur la Cour de justice de l’Union Africaine. La mission de celle-ci a-t-il dit, est de statuer sur les violations des droits de l’homme entre l’individu et l’Etat, mais elle n’a pas, a-t-il précisé, le mandat de poursuivre ou détenir un individu soupçonné d’avoir commis des crimes contre l’humanité. Un rôle qui limite son action dans la lutte contre l’impunité. Le sous thème qui a suscité plus de passion était : « Engagement de la Côte d’Ivoire contre l’impunité : enjeux et défi », animé par Diarrassouba Aboubakar Sidiki, représentant le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, des Droits de l'Homme et des Libertés Publiques. Les participants qui se sont montrés prolixes on voulu savoir si le gouvernement va exécuter la demande de transfèrement de Charles Blé Goudé à la Cour pénal internationale(CPI). « Le gouvernement ne s’est pas encore prononcé sur le cas Blé Goudé. Dans les prochains jours, vous serez situés sur la décision des autorités », a-t-il déclaré. Quant au transfèrement de Laurent Gbagbo, il a fait remarquer qu’à l’époque la Côte d’Ivoire sortait de guerre et son pareil judicaire n’était pas en mesure de lui garantir un procès équitable. Et, il a réitéré la volonté du chef de l’Etat de lutter contre l’impunité et de faire de la Côte d’Ivoire un Etat de droit. Plusieurs organismes de défense des droits de l’homme et des personnalités dont SEM Ambroise Niyonsaba, représentant de l’Union Africaine en Côte d’Ivoire étaient présents à cette conférence.

Publié le vendredi 11 octobre 2013  |  L’intelligent d’Abidjan