Les manifestants ici ce samedi à Similimi -

Abidjan le 12 octobre 2013 - Anarchie totale dans l'exploitation minière dans le Zanzan? Il s'étaient déjà fait entendre il y a quelques mois mais voyant leur cause peu intéresser les autorités, depuis mercredi des victimes des effets de l'exploration pour manganèse ont repris le chemin des manifestations à Bondoukou dans la région du Zanzan au nord est de la Côte d'Ivoire.

En effet suite à la destruction des sols arables et au refus de la société indienne Taurian à se limiter aux zones qui lui ont été concédées, les agriculteurs locaux en colère qui voient leurs terres être illégalement exploitées et polluées à leur insu, ont subit l'intervention des forces de l'ordre et au moins quatre d'entre eux ont été arrêtés et transportés dans des cargos de gendarmerie sur décision préfectorale.

«L’exploitation s’est faite dans certaines zones non autorisées et les indemnisations ne se sont pas faites de façon correcte » a indiqué Dongo Babacauh le porte-parole des riverains qui indique qu'une décision de la chambre administrative de la Cour suprême avait décider d'annuler l’extension du permis de recherche minière accordé à la société Taurian. 

Le porte parole nous indiquera que la société a dépassé les limites de 1000 km2 que lui confère la loi et que les 3 ans accordés pour l’exploration sont expirés .

"Ils détruisent nos terres en toute liberté, c'est inadmissible et on a l'impression que l'Etat les protège car le préfet Germain François Goun prend position pour eux (Taurian, ndlr) en nous envoyant les gendarmes" livre Mr Kouamé un manifestant joint sur place .
A Similimi village situé à 150 d'une mine, les habitants subissent les effets de l'extraction. Dynamitage et autre désagréments sont le lot quotidien des habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer.

En janvier dernier un cahier des charges avait été rédigé à Abidjan entre les autorités,t les populations. et autres cadres de la région. Un comité pour gérer le cahier des charges avait été mis en place mais depuis rien d'effectif. L'execution du cahier des charges se fait toujours attendre et les habitants de la zone voient impuissants, leur terres être souillées.

lecrideyop