Que dit le fpi face aux rumeurs de violences physiques
contre les agents recenseurs,informations véhiculées par la presse, essentiellement proouattara, ces derniers temps
? a cette question, un des responsables du secrétariat général du fpi nous a répondu :« Le Secrétariat général va se réunir et prendre une position ferme. En attendant, à titre personnel et sous anonymat pour ne gêner personne, je peux dire que la direction du Fpi ne se sent nullement  concernée par aucun mouvement de violence contre les agents recenseurs ». et ce membre du secrétariat général du fpi de préciser : « Le président de notre parti a lancé un mot d’ordre de boycott pacifique du recensement. A ce jour, nos militants, sympathisants et les Ivoiriens épris de justice appliquent pacifiquement et avec brio ce mot d’ordre ». depuis quelques jours, la presse du pouvoir ne cesse d’appeler à la mise à mort des dirigeants du fpi, accusés d’être les instigateurs de la
violence contre l’opération du recensement général de la
Population et de l’habitat (rGPh). ces journaux, curieusement,ne donnent aucune indication sur le prétendu succès du recensement. mais leurs révélations de violence coïncident avec les vraies informations du terrain recueillies par la direction du fpi et
faisant état de l’échec pathétique de cette opération.
le rGPh connaît un échec patent dû, au moins, à trois raisons : insuffisance de moyens techniques, matériels et humains ; agents recenseurs mal formés, mal rémunérés et peu motivés, mais aussi et surtout le mot d’ordre de boycott lancé par le président du fpi, Pascal affi n’Guessan, justement en raison du manque de sérieux
du pouvoir dans cette opération.selon les informations en
notre possession, à abidjan comme à l’intérieur du pays,
dans la plupart des localités visitées,les agents recenseurs sont poliment éconduits par les populations avec la même phrase : « chez nous, personne n’est concerné par votre opération ! ». et les
agents repartent bredouilles.on raconte même qu’un paysan a eu cette réflexion qui a désarmé les agents dans un village : « Nos enfants, Gbagbo, Bédié et Ouattara
nous ont demandé, ensemble,de nous recenser pour voter et on allait avoir la paix. On s’est recensé, on a voté. Résultat :Bédié et Ouattara ont envoyé la guerre pour chasser les gens de Gbagbo. Aujourd’hui, les deux guerriers veulent nous compter, nous les survivants.
Allez leur dire qu’on refuse de se faire compter. On a
peur d’eux ».Pour contourner ses déboires,
dans un premier temps, le pouvoir a actionné
les préfets et sous-préfets pour intimider les chefs de village et les populations mais le résultat n’a guère évolué.
dans certaines localités, les agents recenseurs, trop identifiables,ont été remplacés par des agents de certaines structures de l’etat (anader, par
exemple) pour faire croire à un recensement agricole. là
aussi, échec.c’est face à ce succès du mot d’ordre de boycott du fpi que des mouvements de «boycott à la machette » sont signalés par les journaux à la
solde du pouvoir qui réclament déjà, comme à leur habitude,la répression et la mise à mort des militants et cadres du fpi.« Cette manoeuvre du Rdr (parti au pouvoir) est connue et dépassée », répond le responsable
du fpi. Qui poursuit : « Dans ce pays, c’est le Rdr
qui a introduit la violence armée et la guerre. Avec sa rébellion montée pour conquérir le pouvoir, le Rdr a distribué des machettes à ses milices appelées aujourd’hui les Microbes,des enfants de 12 à 20
ans armés de machettes, qui découpent les populations,
même en plein Abidjan, à Adjamé,Abobo, Williasmville,
Treichville, etc. Aucun militant du Fpi n’est détenteur de machette pour agir comme eux ».Pour ce responsable du fpi,c’est du côté du rdr qu’il faut regarder si des machettes
sont effectivement brandies contre des agents recenseurs
: « En attendant que cela soit établie, il ne faut pas refuser
de croire que, paniqué face à l’échec du RGPH, le Rdr peut utiliser ses bras armés pour discréditer le mot d’ordre de boycott pacifique lancé par le Fpi. Les militants du Fpi doivent donc rester vigilants », conclut notre interlocuteur.
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