Décidément le régime Ouattara souffle le chaud et le froid dans sa tentative de séduire
l’opinion nationale et internationale sur ses vraies intentions de décrisper la situation
socio-politique. Selon des sources pénitentiaires, Aka Boro Eugène, un prisonnier politique qui est
sorti de la Maca le 27 janvier dernier avec la première vague des libérés provisoirement,
a été arrêté par des éléments des Frci dans son village natal à Erimakoudjé, à Agboville. Il s’y était rendu
pour se faire soigner. A peine a-t-il mis les pieds dans le village que les soldats pro-Ouattara se sont jetés sur lui pour l’envoyer devant les autorités judiciaires d’Agboville. Les Frci l’accusent d’être à la base des deux attaques du corridor du village d’Erikoumadjé qui se sont soldées par la mort de soldats
Frci, l’année dernière. Mais, pendant ces attaques, Aka Boro Eugène était en détention
à la Maca sous le fallacieux prétexte d’atteinte à la sûreté de l’Etat et placé sous mandat de dépôt le 31
décembre 2012. Malgré ces éclairages, l’infortuné a été déféré à la maison d’arrêt et
de correction d’Agboville et jeté en taule. Autre fait. Le médecin chargé de donner le
bilan de santé de 11 détenus pro-Gbagbo recalés s’est rendu hier à la Maca. Selon
data-mce-mark="1">des sources carcérales, le médecin a fait le boulot et donc logiquement son rapport
devrait être acheminé au procureur de la République pour donner une suite
favorable à la sortie desdits prisonniers pro-Gbagbo. Les parents et les amis de ces détenus
sont impatients de recevoir leurs proches incarcérés injustement pendant plus de deux ans à la maca

notrevoie / N°4639 du mardi 11 février 2014