Nos dirigeants n'ont aucun respect pour sa population, ils nous mènent la vie dur .

Nos dirigeants n'ont aucun respect pour sa population, ils nous mènent la vie dur .

C’est au milieu des gravats, des planches, des tôles froissées et autres effets personnels enterrés sous les décombres que vivent des familles de la cité Bel-Air à Cocody Danga (Est Abidjan), déguerpies le 08 mai par la Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (SICOGI) afin de "développer un projet de rénovation du quartier", selon le directeur général de la société, Bouaké Fofana.

Les lieux, devenus insalubres et dangereux surtout pour les plus jeunes, leur servent toutefois de terrain de jeu, dans l’ignorance enfantine des soucis de leurs parents.

 

Vous voyez les enfants qui ont dû abandonner l’école, parce que non seulement, la plupart des familles qui vivaient ici, sont des personnes sans moyens (financiers), en plus ils n’ont plus de maison", déplore la responsable du Syndic des habitants du site, dame Yedess.

 

 Sous la bâche qui grouille de monde, principalement de femmes et enfants, ces mères de famille se remémorent avec douleur et colère cette fameuse matinée du 08 mai qui leur a pris leur nid familial.

  

Tandis que certaines font des tresses à leurs enfants, une, allaite son nourrisson, d’autres victimes, l’air grave, s’affairent à déposer leurs dossiers auprès des responsables, espérant recevoir de l’aide pour se reloger ou reprendre leurs commerces.

 

 

Le regard lointain et entouré de dossier, la responsable des commerçants sinistrés, Bocanou Odile explique qu’elle a "demandé à ce que tous les commerçants apportent leurs pièces d’identité, la liste de leurs activités qu’ils menaient ici qui ont été détruits et ce qu’ils ont perdu comme bien, pour une action en leur faveur".

 

 

Dans un salon de circonstance aménagé sous la même bâche, ces familles reçoivent quotidiennement des personnes qui viennent s’enquérir de leur situation de bonnes volontés pour faire des dons et journalistes.

 

 

Depuis jeudi, les décombres sont en train d’être enlevés, mais les occupants du site ne semblent pas être prêts pour le départ.

 

 

"Pour le moment, on n’a pas le choix, on reste là, mais au fur et à mesure, ceux qui trouveront une nouvelle habitation partiront", conclut Dimitri avec beaucoup d’espoir

 

Nos dirigeants n'ont aucun respect pour sa population, ils nous mènent la vie dur .

 

Sinon comment vouloir dirigée une population et la combattre en même temps ?


Combattre la pauvreté ne veut pas dire combattre les pauvres