le tribunal d’aboisso a été sans pitié, en son audience d’hier, pour arsène Gnohoury Boga, 34 ans, instituteur à l’école primaire publique de sayekro (sous-préfecture de noé) et père de deux enfants. Poursuivi pour « attentat à la pudeur avec cette circonstance que l’auteur avait autorité sur la victime », cet enseignant commis à la surveillance des épreuves du cepe et de l’examen d’entrée en sixième au centre de nouamou, a violé, la veille de la composition, la petite c.a.n, née le 5 février 1999.

« Vous avez posé un acte ignoble. Quelle serait votre réaction si c’était votre fille qui avait été violée de la sorte ? Le tribunal vous déclare coupable d’attentat à la pudeur consommé avec violence et cette circonstance que vous aviez autorité sur la victime. En répression, vous condamne à 10 ans de prison ferme, 2 millions de francs d’amende à payer à l’Etat de Côte d’Ivoire, 5 ans d’interdiction de paraitre en dehors de votre lieu de naissance.
Cette peine votée par le législateur est petite dans votre cas. Vous méritez la prison à vie et la castration, » lui a signifié, à la fin du procès, le président du tribunal, Julien Kouassi n’goran, très indigné. dans sa réquisition, le procureur de la république n’a pas été non plus tendre avec le prévenu. « Le prévenu est un instituteur, donc un éducateur, un formateur. Il a demandé à la victime dans quelle matière elle était faible, pour l’influencer.
Il l’a bâillonnée avec un drap de lit. Après son acte, il l’a menacée d’emprisonnement, si jamais elle se confiait à quelqu’un. Comment un éducateur peut-il commettre un tel acte sur une candidate, de surcroit à la veille des examens ? Ce monsieur est une personne à retirer de la société. Déclarez le coupable et condamnez le à dix ans de prison ferme, » a martelé le représentant du ministère public.

le verdict, on le connait. a la barre, l’indélicat instituteur a déclaré ceci : « Je ne reconnais pas les faits. J’ai fait des avances à la victime, qui les a acceptées. J’ai demandé à coucher avec elle,» avant de demander plus tard la clémence du tribunal. c’est,qu’entretemps, il a été confondu à la barre par la tutrice de la victime et le président du comité de gestion des etablissements scolaires (coges) de nouamou. les parents de la victime lui réclament la somme de 2 millions
deux cent mille francs de réparation et de dommages et intérêts.
sam K.D
notre voie 13 juin 2014