A l’invitation du Congrès Ivoirien pour le Développement et la Paix (CIDP), Abou Cissé qui se présente comme l’oncle du Président de la République, Alassane Ouattara a animé une conférence ce samedi 4 janvier 2014 au Plateau.

A l’invitation du Congrès Ivoirien pour le Développement et la Paix (CIDP), Abou Cissé qui se présente comme l’oncle du Président de la République, Alassane Ouattara a animé une conférence ce samedi 4 janvier 2014 au Plateau.

La rencontre qui a avait pour thème, « quelles perspectives pour une Côte d’Ivoire unie et rassemblée » a été l’occasion pour le conférencier de donner des détails sur ses rapports avec le chef de l’État.

« J’ai défendu Alassane (Ouattara : Ndlr) sans même le connaître. J’ai été en prison parce que j’ai dit qu’Alassane Ouattara est Ivoirien. J’ai vendu mes deux villas pour créer deux journaux pour faire d’Alassane un Ivoirien », a déclaré Abou Cissé.

Les grands travaux initiés par le gouvernement ont été également décriés par Abou Cissé. « La Côte d’Ivoire est aujourd’hui dans un enfer. Les grands travaux c’est bien mais, ce n’est pas le pont que les Ivoiriens mangent. Les Ivoiriens ont faim et ne travaillent pas ». Il s'est notamment plaint de la faible participation des Ivoiriens dans la mise en œuvre de ces projets, mais également du fait que plusieurs hauts cadres du pays soient mis sur la touche au regard de leur origine ethnique.

« Je voudrais demander à Alassane lui-même d'être regardant sur les vrais Ivoiriens. Je ne peux pas imaginer qu'il y ait des ingénieurs et grands journalistes, et qu’on enlève des gens qui ont une certaine compétence, dont les noms ont des  consonance du sud, du nord, du centre, de l'est et de l'ouest, et qu'on les remplace par d'autres personnes », a-t-il déploré. Il a relevé une préférence du pouvoir pour les personnes et les entreprises étrangères au détriment des Ivoiriens. 

Abou Cissé s'est également plaint du fait que les richesses de la Côte d'Ivoire fuient vers l'étranger. Comme exemple, l'invité du CIDP a parlé de l'or et du bois qui sont «transportés de Bouna vers le Burkina Faso par des camions immatriculés au Burkina », a-t-il déploré avant d'ajouter: « J’ai fait un tour au Burkina. Et, la route de Banfora à Sindou qui est le village paternel d’Alassane Ouattara est totalement bitumée (...). Pour lui, « les richesses de la Côte d'Ivoire doivent profiter aux Ivoiriens ».

Abou Cissé n’a pas manqué, comme à son habitude, d’appeler à la libération de tous les « prisonniers politiques »

SOURCE L’INTER