Les populations de Treichville n’oublieront pas de sitôt le passage du président du
Fpi, Pascal Affi N’Guessan, dans leur commune, le dimanche 16 février 2014. A la
Place Ernesto Djédjé de la cité Arras où Affi a animé le meeting de clôture de sa
tournée politique à Abidjan- Sud, les militants et les sympathisants
du Fpi sont repartis chez eux avec la conviction profonde que la libération du Président Laurent
Gbagbo n’est plus qu’une question de temps. Cela après avoir écouté AbouCissé, l’oncle maternel de
l’actuel chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Abou Cissé est convaincu
que les partisans du président Laurent Gbagbo n’ont pas fait la prison en vain ou
ne sont pas allés en exil pour rien. Parce que bientôt, lesIvoiriens verront le résultat
de toutes les souffrances endurées. Il s’en explique : «Les changements les plus
souhaités ont leur amertume et ce qui se passe aujourd’hui nous indique bien que demain
est proche». C’est pourquoi il a demandé aux populations de Treichville de rendre un vibrant hommage
à l’ancien pensionnaire de la prison civile de Bouna et à tous ses camarades prisonniers politiques. «A tous les ex-prisonniers et à tous ceux qui sont en exil, je voudrais demander à la population de Treichville de leur rendre un grand hommage. Voyezvous, j’aurais voulu beaucoup
parler, mais l’homme qui est là (Pascal Affi N’Guessan, Ndlr) et ceux qui sont avec lui viennent tous
de prison. Tous ces hommes là, c’est à eux qu’il faut rendre un grand hommage malgré la prison».
Pour Abou Cissé, le nom qui convient mieux aux différents lieux de détention des proches du président Laurent Gbagbo est le goulag (du temps de l’URSS sous Staline). Qu’il identifie comme l’enfer sur la terre. « Mais ils sont nombreux qui reviennent de cet enfer sur la terre. Et ils s’appellent Sokouri
Bohui, Dacoury-Tabley et j’en passe et d’autres qui viennent de l’exil qui n’ont rien fait, que servir la
Côte d’Ivoire». L’oncle d’Alassane Ouattara a saisi la tribune pour féliciter les exilés politiques de la
crise postélectorale. Sans leurs actions, sans leurs souffrances, affirme-t-il, la complicité entre ceux qui
étaient prison et ceux qui sont à l’extérieur n’allait pas se produire. Pour tous ces
faits, il a demandé aux Ivoiriens de leur rendre hommage. Ses hommages sont aussi allés à la diaspora. «En Amérique, en Australie, en France, partout, ce sont des jeunes qui ont donné la valeur
», lance-t-il à tous les démocrates du monde qui, chaque jour, battent le pavé pour exiger la libération du
président Laurent Gbagbo et faire éclater la vérité. Abou Cissé est convaincu d’une chose. Le Fpi est un
parti fort. «C’est un parti qui n’a pas besoin qu’on fasse la corruption pour qu’il y ait des adhérents. Je remercie cette direction-là. Battez vous ! Continuez ! La Côte d’Ivoire sera libre parce que
Gbagbo sera là demain», affirme l’oncle maternel de l’actuel chef de l’Etat ivoirien
dans un tonnerre d’applaudissements.
notrevoie  du mardi 18 février 2014