« Le Comité exécutif de crise a trouvé cette mission très louable et m’a félicité. En revanche,
il a constaté que ma mission était très solitaire, d’où la sanction. Je voudrais, donc, m’incliner et assumer avec responsabilité cette sanction.» Patrice Kouté, ex-représentant Europe du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), était face à la presse, hier, dans un complexe hôtelier sis à Abidjan-Cocody. Il a souligné les bonnes relations qui existent entre la direction du Cojep et lui. Avant de promettre d’aider Jean- Claude Gnahoua, le nouveau représentant Europe du Cojep dans sa tâche. « Je
voudrais vous rassurer de l’ambiance de très bonne camaraderie qui règne entre nous. L’affaire Patrice Kouté est une parenthèse close. Dès que je rentre, je prépare très rapidement la passation de charges avec les camarades qui assureront l’intérim », a-t-il affirmé, en poursuivant aussi qu’il est prêt à mettre son reseau à la disposition du nouveau responsable. Pour se dédouaner, il soutient avoir mis un comité de lobbying sur place, après la crise postélectorale, pour amener les autorités ivoiriennes
à libérer les prisonniers politiques. A ce niveau, explique-t-il, en plus de leur participation aux différentes marches, des missions ont été conduites dans certaines ambassades, auprès de certains experts des Nations Unis tels que Doudou Dièné et auprès de plusieurs organisations des droits de l’homme telles qu’Human rigths watch, Amnesty international, Global whitness. A l’en croire toujours, la mission
d’Abidjan consistait à «entamer les discussions avec les autorités ivoiriennes pour demander l’amélioration de la condition des détenus, de permettre la visite de leus médecins, de leurs avocats, de leurs familles et autres si possible. Et mieux obtenir la libération provisoire de Simone Gbagbo et de Blé Goudé.» Patrice Kouté a aussi faire savoir qu’on n’arrête pas une lutte parce qu’on a été sanctionné. Et qu’aujourd’hui, la préoccupation de tous, c’est comment se mettre ensemble pour mener le combat et comment les choses doivent être coordonnées. Pour terminer il a expliqué que rencontrer les autorités veut par dire «trahi ou rouler » pour quelqu’un.
Eddie Ané

notrevoie / samedi 8  mars 2014