Arrêtés les 25 et 26 février derniers, Kapet Damas et Kapet Edmond Brice, tous deux planteurs d’hévéa et fils de l’ex-député Fpi de Tabou, Kapet Blagnon Pierre, ont été déférés, le mardi 4 mars 2014, à la Maison d’Arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). 40 jeunes dont Nemlin Gnepa, menuisier a
été torturé et ligoté par les dozos puis brûlé dans le dos avec de l’acide. Selon nos sources, les deux jeunes
planteurs avaient à leurs côtés, plusieurs jeunes kroumen originaires des souspréfectures
de Tabou, Olodio et Grabo. Il leur est reproché d’être impliqués dans l’attaque
de Grabo ayant fait 4 morts dans les rangs des Frci et 1 du côté des assaillants.
Depuis ces évènements, a en croire des témoins, les populations des villages de Taté 2,
Gbapê, Déaiwaké et Grabo sont traquées de jour comme de nuit par les gendarmes et
les Frci qui les terrorisent. Et, beaucoup de jeunes gens, des innocents, selon les populations,
sont aux mains des hommes en tenue.

Des personnes jointes sur place à Grabo, hier, ont révélé que c’est un certain Kouya
Gnepo de la tribu Wlopo située vers le fleuve cavally qui aurait dénoncé Kapet Damas
qui lui est de la tribu Tepo, comme étant le financier de la rébellion. Or, selon nos
sources, ces deux tribus ont eu des affrontements en février dernier à cause d’un
conflit foncier. Affrontements qui auraient fait des blessés et pour lesquels
l’Onuci, soutiennent nos sources, avait été saisie. « Dans notre village, étrangers
et autochtones vivent en parfaite harmonie. Pour téléphoner, tout le monde se
met au même endroit. Comment peut-on alors fomenter une attaque ou organiser
une rébellion armée sans que les populations ne soient informées ? », s’interroge un
habitant du village de Taté 2 joint, hier, par téléphone.

Le 24 février dernier, des hommes armés avaient attaqué des positions des Frci,
faisant au total 5 morts. Depuis cette date, les Frci ne cessent de semer la terreur
dans les villages et les souspréfectures de la zone de Grabo. Le ministre auprès du
chef de l’état chargé de la défense, Paul Koffi Koffi, avait fait remarquer, récemment,
au cours d’un déjeuner de presse, que ce sont des individus non identifiés qui
avaient perpétré cette attaque.
Vincent Deh
notrevoie